Enquête publique: les familles ont de grandes attentes envers le coroner

TVA Nouvelles

2020-12-28T18:57:39Z

L'enquête publique du coroner sur les décès déplorés dans les milieux de vie pour aînés pendant la première vague de COVID-19 se précise.

Trois CHSLD sont notamment ciblés, soit ceux de Herron, à Dorval, de Sainte-Dorothée, à Laval, et de Yvon-Brunet, à Montréal.

Plus de 200 décès sont survenus dans ces centres de soins de longue durée au début de la pandémie.

Les dates arrêtées pour mener l’enquête sur certaines des morts enregistrées dans ces trois établissements sont fixées: du 8 au 11 février, du 15 du 17 février, du 1er au 4 mars, puis du 8 au 11 mars.

Les détails devraient être plus clairs dans les premiers mois de 2021 et du côté des familles, les attentes étant grandes envers le coroner.

Capture d'écran TVA Nouvelles
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«À l’égard des décès, ce qu’on veut savoir, c’est si on sait vraiment de quoi sont mortes les personnes. Les proches n’ont pas eu accès [aux informations] ni avant ni après ni lors du décès et encore moins après, a soulevé le président du Conseil de la protection pour les malades, Me Paul G. Brunet.

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«Comment on fera pour savoir de quoi sont mortes ces personnes? C’est la question que l’on doit poser.»

«Personne ne suit les recommandations»

Selon Me Brunet, dans le déroulement de l'enquête publique, d’autres éléments importants seront en jeu en ce qui a trait à la gestion de crise.

«Pourquoi n’avons-nous pas eu accès à aucune information? Pourquoi une sous-ministre adjointe s’est mise à dire que les médecins qui ont rencontré tel ou tel élément pendant les décès peuvent dire qu’une personne est morte de la COVID-19? Comment va-t-on faire pour démêler tout ça?

Me Brunet dit avoir fait des démarches auprès des Droits de la personne pour représenter des dizaines de familles impliquées dans de nombreux CHSLD. 

Pour ce qui est de l’enquête, il demande que les recommandations qui en ressortiront ne soient pas tablettées.

«Il y a eu des évaluations ministérielles faites dans ces établissements-là en 2019. Pour la plupart, les recommandations sont restées lettre morte. Si elles avaient été appliquées, est-ce qu’on aurait réduit les risques des horreurs vécues dans ces lieux? Probablement. Mais personne ne suit ces recommandations, ou très peu. 

«L’État québécois s’est vraiment traîné les pieds, comme d’autres juridictions, j’en conviens. Il n’était pas prêt et il n’a pas suivi le dossier à la hauteur de ce que les familles réclament.

D'après le reportage de Denis Therriault, TVA Nouvelles.

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