Les films à voir du 6 au 12 décembre

Pour tous les goûts

Alexe-Sandra Daigneault

2025-12-04T11:00:00Z

Les films à voir du 6 au 12 décembre

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Avengers: La guerre de l’infini

Samedi 6 décembre 18 h 30, TVA

En 2018, Anthony et Joe Russo décrochent l’un des budgets les plus imposants de l’histoire du cinéma afin de réaliser un film titanesque, dont le scénario se révèle l’un des plus bouleversants de l’univers cinématique Marvel. On y assiste à la victoire de Thanos, qui parvient à prendre la Pierre de l’Espace à Loki avant de partir à la recherche des autres Pierres de l’Infini. Prévenu par Hulk, le Dr Strange, détenteur de la Pierre du Temps, décide alors de se préparer à l’arrivée du Titan avec l’aide des Avengers et de leurs alliés, dont Vision, qui échappe de peu à l’attaque des chevaliers de l’Ordre Noir venus lui arracher la Pierre de l’Esprit. Pendant ce temps, les Gardiens de la Galaxie acceptent d’aider Thor à trouver une nouvelle arme afin de défendre la Pierre de Réalité, mais la hache de guerre Megingjord risque de ne pas faire le poids contre l’armée levée par Thanos...

Vol au-dessus d’un nid de coucou

Samedi 6 décembre 22 h 55, Télé-Québec

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Voilà déjà 50 ans, Miloš Forman signait l’un des plus grands films de son époque en transformant le roman de Ken Kesey en drame profondément marquant, dont les personnages riches, les acteurs phénoménaux et le scénario aussi humain que mémorable en ont fait le second film à rafler les cinq Oscars les plus importants de la cérémonie. Jack Nicholson y livre la performance d’une vie dans le rôle de Randall P. McMurphy, un criminel révolté qui parvient à éviter la prison en feignant la folie. Interné dans un hôpital psychiatrique, le sociopathe ne tarde pas à réaliser son erreur lorsqu’il se bute à la rigide infirmière Ratched, dont les méthodes cruelles en font le pire des geôliers. Témoin des mauvais traitement infligés à ses pauvres compagnons d’infortune, Randall tentera de se rebeller afin de leur redonner le goût de la liberté... mais il en paiera le prix fort.

Les hommes de ma mère

Dimanche 7 décembre 22 h, Noovo

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Après s’être fait la main en réalisant quelques vidéoclips et court-métrages, Anik Jean dévoile toute l’étendue de ses talents en signant un premier long métrage débordant de sensibilité et de beauté. Doté d’une trame musicale aussi belle que ses images feutrées, son drame met en vedette l’excellente Léane Labrèche-Dor dans le rôle d’Elsie, qui reçoit une curieuse mission peu après la mort de sa mère: retrouver ses cinq ex-maris afin de leur livrer un cinquième de ses cendres, qu’ils devront disperser à un endroit significatif. La jeune femme se voit alors forcée de renouer avec son père biologique et les quatre hommes qui lui ont succédé, donnant lieu à une série de rencontres empreintes de nostalgie, de malaises et de découvertes qui l’aideront à mieux comprendre la femme qu’était sa mère, ainsi que celle qu’elle est devenue.

Petit pays

Dimanche 7 décembre 23 h 25, Radio-Canada

Élevé par un père français et une mère rwandaise, Gaby vit une enfance idyllique dans une banlieue aisée du Burundi, jusqu’à ce son quotidien soit bouleversé par un conflit qu’il ne comprend pas. Soudainement, des querelles éclatent entre ses voisins, qui se déclarent Hutus ou Tutsis, et même ses parents n’arrivent plus à s’entendre. À la suite des élections présidentielles, le conflit se transforme en véritable guerre civile qui coûte la vie à la famille de sa mère et entraîne son village dans une spirale de violence à laquelle son père fera tout son possible pour le soustraire. Gaby devient ainsi un témoin impuissant de l’Histoire, offrant aux cinéphiles un point de vue inédit sur le génocide rwandais et ses dommages collatéraux. Grâce à ce regard d’enfant, le réalisateur Éric Barbier parvient à aborder l’absurdité et la complexité de ce conflit avec une saine distance, tout en y insufflant l’émotion et la force requises par un sujet aussi difficile

Une petite faveur

Dimanche 7 décembre 23 h 30, TVA

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Stephanie Smothers est une veuve et mère célibataire désespérément perfectionniste qui trompe sa solitude en tenant un blogue sur sa vie de femme au foyer. Lorsqu’elle est invitée à partager un verre avec Emily, la mère du meilleur ami de son fils, elle saisit l’occasion de se rapprocher de cette femme aussi magnifique que confiante, qui devient bientôt sa plus proche amie. Mais quand cette dernière disparaît après lui avoir demandé de ramener son fils de l’école, Stephanie réalise qu’elle ne connaît pas grand-chose de la mystérieuse Emily, dont elle tente de déterrer le passé afin de la retrouver. Ce faisant, elle se retrouve au centre d’une affaire imprévisible signée par le réalisateur Paul Feig, qui parvient à en faire un suspense aussi divertissant que stylé en dépit de son manque de réalisme.

Amadeus

Mardi 9 décembre 22 h 30, Télé-Québec

Presque 10 ans après Vol au-dessus d’un nid de coucou, Miloš Forman décroche son deuxième Oscar du Meilleur réalisateur (ainsi qu’une cinquantaine d’autre prix!) grâce à ce film délicieusement extravagant, dont la grande beauté se reflète autant dans ses décors et ses costumes que dans ses personnages grandioses et sa sublime trame musicale. On y découvre une version fortement romancée de Wolfgang Amadeus Mozart, un jeune compositeur dont le talent brut lui permet de se tailler rapidement une place dans la haute société du XVIIIe siècle. Il éclipse ainsi Antonio Salieri, compositeur attitré de l’empereur Joseph II et homme de foi, qui jalouse autant son talent qu’il réprouve ses manières obscènes. Salieri signera cependant sa propre perte morale et artistique en faisant le vœu de détruire son rival, qui verra graduellement se brouiller la fine ligne séparant le génie de la folie.

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