Les funérailles du prince Philip auront lieu samedi prochain au château de Windsor

AFP
Sans faste, la famille royale britannique fera ses adieux au prince Philip, époux d’Elizabeth II, samedi prochain lors d’obsèques privées au château de Windsor, en présence du prince Harry mais sans son épouse Meghan.
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Les funérailles se dérouleront à 15 h locales (10 h, heure de Montréal) dans la chapelle Saint-Georges, au château de Windsor, à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Londres, où le duc d’Édimbourg, soutien dévoué à la souveraine pendant sept décennies, s’est éteint «paisiblement» vendredi matin, à 99 ans.
Details of The Duke of Edinburgh’s Funeral have been announced.
— The Royal Family (@RoyalFamily) April 10, 2021
The service will take place:
◾️on Saturday 17 April 2021
◾️at 3pm
◾️in St George’s Chapel, Windsor
Find out more: https://t.co/jjzBksqxeu pic.twitter.com/8tj5oBJPQn
Seules 30 personnes, sans doute ses quatre enfants (Charles, Anne, Andrew et Edward), ses petits-enfants et d’autres proches, seront présentes, en vertu des règles liées à la pandémie de coronavirus.
Le prince Harry, qui vit en Californie depuis son retrait fracassant de la monarchie il y a un an, sera présent. En revanche, son épouse Meghan, qui est enceinte et à qui le médecin a conseillé de ne pas se rendre au Royaume-Uni pour les funérailles, restera aux États-Unis, a déclaré un porte-parole du palais.
Afin de «permettre au plus grand nombre de membres de la famille possible d'assister aux funérailles», le Premier ministre Boris Johnson n'y assistera pas, ont indiqué ses services.
La population est invitée à observer une minute de silence à 10 h (15 h, heure de Londres), au début de la cérémonie.
Celle-ci se tient quatre jours seulement avant l’anniversaire de la reine, qui fêtera ses 95 ans le 21 avril, et qui a épousé le prince Philip en 1947, il y a 73 ans.
«Comme vous pouvez l'imaginer, il manque énormément à ma famille et à moi», a déclaré le prince Charles, héritier de la couronne, lors d'une courte déclaration télévisée. Il a loué le «service remarquable et dévoué à la reine à (sa) famille et au pays» les sept dernières décennies.
«Mon cher papa était une personne très spéciale qui, je pense, aurait été stupéfaite par les réactions et les choses touchantes qui ont été dites à son sujet», a ajouté le prince Charles.
The Prince of Wales pays tribute to The Duke of Edinburgh on behalf of The Royal Family. pic.twitter.com/tDP0rkKGzc
— The Prince of Wales and The Duchess of Cornwall (@ClarenceHouse) April 10, 2021
Des déclarations qui figurent en bonne place à la une de la plupart des journaux de dimanche. Le Sunday Telegraph y montre les deux hommes échangeant un regard entendu, au côté d’une photo des bouquets laissés en hommage devant le chateau de Windsor.
«Unis dans la douleur» anticipe pour sa part le Sunday Mirror à propos des retrouvailles à venir de William et Harry aux funérailles de leur grand-père après leurs désaccords passés.
Deuil national
Le pays a débuté un deuil national, qui durera jusqu’au lendemain des funérailles.
Les hommages ont commencé samedi. Depuis la Tour de Londres au bord de la Tamise, les châteaux d’Edimbourg ou Belfast, dans l’enclave britannique de Gibraltar, sur les navires de la Royal Navy, où il avait servi pendant la Seconde Guerre mondiale, les coups de canon ont retenti 41 fois à la mi-journée en hommage à celui qui était devenu le patriarche de la famille royale britannique, après être né prince de Grèce et du Danemark à Corfou.
To mark the death of His Royal Highness, The Duke of Edinburgh, at 12pm BST today a gun salute began firing from the Tower of London.
— The Tower of London (@TowerOfLondon) April 10, 2021
In total 41 rounds are being fired, with 1 round every minute, in unison with other saluting batteries across the UK. pic.twitter.com/0j3lmRwQ8u
Cette salve, première d’une série de 41 (une par minute), a rendu hommage à celui qui était devenu le patriarche de la famille royale britannique, après être né prince de Grèce à Corfou.
Today at 1200 the military will mark the death of HRH The Duke of Edinburgh with Gun Salutes across the Nation and at sea.
— British Army (@BritishArmy) April 10, 2021
See below for an explanation what our gun crews will be doing. More info at: https://t.co/XyauTc3Wzn pic.twitter.com/NACtxceH3W
Silencieuse, la reine a reçu la visite de ses fils, les princes Andrew et Edward, au château de Windsor samedi. «La reine a été fantastique», a déclaré, visiblement émue, Sophie, l’épouse du prince Edward, à des journalistes en quittant le château en voiture.
Le prince Charles s’y était rendu vendredi.
Connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche, le prince Philip s’est fait remarquer pour ses propos provocateurs parfois teintés de racisme ou de sexisme.
Mais les Britanniques retiennent aussi son inlassable dévouement à une monarchie qu’il a contribué à moderniser et à humaniser, et sa présence, en retrait, mais sans faille, aux côtés de la souveraine.
«Il représentait la stabilité, mais aussi le plaisir, le sens de l’humour, que nous donnons parfois l’impression d’avoir perdu», a confié à l'AFP Heather Bridge, 65 ans, près de la tour de Londres.
Accusation d’Harry et Meghan
Le prince Philip a participé à plus de 22 000 engagements publics officiels depuis l’accession de son épouse au trône en 1952. Il détenait depuis 2009 le record de longévité pour un prince consort.
Elizabeth II doit désormais affronter seule les crises qui ébranlent la famille royale britannique, comme les récentes critiques de son petit-fils Harry et de Meghan envers «La Firme», surnom de la monarchie, accusée de racisme et d’avoir manqué de soutien envers Meghan.
Cette dernière a confié dans un entretien-choc à la vedette américaine Oprah Winfrey, début mars, avoir eu des pensées suicidaires.
Le couple a évoqué le racisme d’un membre de la famille royale, lequel se serait interrogé sur la couleur de peau de leur enfant à naître, précisant hors caméra qu’il ne s’agissait ni de la reine ni de son époux.
Harry, 36 ans, s’était aussi dit «vraiment déçu» par le manque de soutien de son père, le prince Charles, qui avait cessé un temps de lui répondre au téléphone, et il avait aussi révélé s’être éloigné de son frère William. Celui-ci a assuré que la famille royale n’était «pas du tout raciste».
«Toujours là»
Samedi, le compte Twitter de la famille royale a partagé plusieurs photos de la reine avec son époux à l’occasion de moments marquants de leur vie. Comme en 1997, pour leur 50e anniversaire de mariage, quand celle qu’il surnommait «Lilibet» avait confié: «Il a été tout simplement ma force et mon soutien, toutes ces années.»
“He has, quite simply, been my strength and stay all these years, and I, and his whole family, and this and many other countries, owe him a debt greater than he would ever claim, or we shall ever know.”
— The Royal Family (@RoyalFamily) April 10, 2021
-Her Majesty The Queen, 1997. pic.twitter.com/wbSldSavNA
Leurs enfants ont partagé leurs souvenirs dans un programme préenregistré diffusé par la BBC.
Sa fille Anne a décrit un père qui était «toujours là»: «Si vous aviez des problèmes, vous pouviez toujours aller le voir, sachant qu’il écouterait et essayerait de vous aider.»
Pour éviter des rassemblements qui violeraient les règles sanitaires en vigueur, le public a été appelé à ne pas se rendre devant les résidences royales, mais à signer un livre de condoléances en ligne.