«Les Furies»: le premier film sur le sport féminin nous ouvre les portes de son plateau

«Les Furies» devrait être en salle dès l'automne prochain.

Alicia Bélanger-Bolduc

2025-06-05T10:00:00Z

L’équipe a eu la chance de se rendre sur le plateau de tournage des Furies, un long métrage original de Gabrielle Côté, qui nous plonge dans l’univers audacieux du roller derby. Il s’agit du premier film sportif féminin québécois, et il promet d’en mettre plein la vue.

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La scène à laquelle nous avons assisté se déroulait dans un sous-sol d’église, mais ç’aurait été difficile de le deviner: le décor enchanteur créé pour l’occasion nous a totalement transportés. Lumières multicolores, boule disco, banderoles dorées... On se serait cru à une fête d’anniversaire du Cercle des fermières, et c’est exactement ce que l’équipe de tournage voulait évoquer.

Patrick Seguin / TVA Publications
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Anecdotes de tournage

Bien que le film soit centré sur le roller derby, il aborde aussi la sororité entre femmes, un thème fort qui s’est aussi fait ressentir sur le plateau. Les actrices ont dû se transformer, le temps du tournage, en pros du patin à roulettes, ce qui n’a pas été une mince affaire. Les comédiennes ont suivi plusieurs mois d’entraînement intensif pour maîtriser ce sport exigeant, non sans quelques mésaventures. Debbie nous raconte, hilare, un moment où elle a voulu pousser Sandrine Bisson pour l’aider à avancer sur ses patins. Ce qui était censé être un jeu a pris une tournure différente et elles se sont retrouvées toutes les deux les quatre fers en l’air! Résultat: pas de blessures, mais un gros fou rire. Gabrielle Côté évoque aussi les défis rencontrés avec l’équipement. Au début, Anne-Élisabeth avait mis ses protège-poignets complètement à l’envers. Chaque fois qu’elle tombait, ça lui faisait mal! Quand la scénariste a compris ce qui se passait, toutes les deux se sont mises à rire. Cette gaffe a finalement été intégrée dans une scène du film.

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Patrick Seguin / TVA Publications
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Gabrielle Côté

Patrick Seguin / TVA Publications
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Gabrielle est à la fois scénariste, actrice et instigatrice de ce projet. «Je suis une grande sportive et j’ai grandi avec des films du genre, mais j’avais envie de représenter des athlètes féminines pour que des petites filles puissent enfin s’y reconnaître.» Le scénario était déjà amorcé lorsqu’elle a découvert le roller derby, et ç’a été une révélation: «Je savais que c’était l’univers qu’il me fallait.» Le film met en vedette de vraies joueuses, et Gabrielle est émue de les entendre dire qu’elles se sentent enfin vues à l’écran. «Le roller derby rassemble des femmes de tous horizons, et j’ai essayé de bien les représenter.» Toutes les comédiennes ont appris le sport en quelques mois, une ténacité qui a beaucoup impressionné Gabrielle. «Depuis janvier, on s’entraînait deux fois par semaine, avec une pratique optionnelle le samedi matin que les filles ne manquaient jamais. Leur engagement m’a touchée. Les voir repousser leurs limites, c’est magnifique.»

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Debbie Lynch-White

Patrick Seguin / TVA Publications
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Debbie sort de sa zone de confort avec ce rôle. «J’incarne Suzie, une policière très attachante, mais qui a parfois du mal avec ses commentaires déplacés. Elle essaie finalement juste de faire partie de la gang.» Elle ne nous a pas caché que l’entraînement était difficile et que les journées de tournage étaient intenses. «On prend de bons bains chauds et on découvre des bleus qui apparaissent un peu partout sur notre corps! (rires)» Elle se réjouit d’avoir vécu cette expérience avec une équipe composée majoritairement de femmes: «On entend souvent que sur des plateaux 100 % féminins, il y a de la compétition ou du commérage, mais c’est tout le contraire. On s’est soutenues, écoutées, et on a vraiment bien travaillé ensemble.»

Anne-Élisabeth Bossé

Patrick Seguin / TVA Publications
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Anne-Élisabeth incarne Cassandra, une femme marquée par une commotion cérébrale survenue dans sa jeunesse, qui lui a laissé des séquelles. «Elle apporte une belle candeur, de la spontanéité et une certaine légèreté au film.» Ce rôle représentait néanmoins tout un défi pour l’actrice. «Je ne suis pas une fille de sport d’équipe, alors apprendre un sport comme le derby, c’était très difficile. Je ne pensais jamais y arriver. Je suis vraiment meilleure qu’au début, et je suis fière de moi.» Malgré le défi que ça représentait, elle n’a pas hésité à plonger dans le projet, puisqu’elle a adoré le scénario dès la première lecture. «Aujourd’hui, je suis contente de pouvoir enfin enlever mes patins. Je suis fatiguée, mais très satisfaite de mon travail. Je suis sûre que dans deux ou trois mois, un peu de nostalgie va s’installer, mais je suis prête à passer à d’autres genres de scènes», nous a-t-elle confié lors de leur dernière journée de tournage en patins.

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