Le rôle des héros obscurs
Paul Byron s’attend à une grande contribution de son trio avec Jake Evans et Artturi Lehkonen


Jean-François Chaumont
Il y a un gagnant de la coupe Stanley de 2007 des Ducks d’Anaheim dans le vestiaire du Canadien en Corey Perry. Aujourd’hui âgé de 35 ans, Perry avait seulement 22 ans quand il a soulevé le plus beau des trophées de la LNH au bout de ses bras.
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Au mois de juin 2007, Paul Byron venait de terminer sa première saison dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) avec les Olympiques de Gatineau. À cette époque, la Ligue nationale de hockey (LNH) restait un rêve lointain pour le petit attaquant originaire d’Ottawa.
À la veille du départ de l’équipe pour Toronto, Byron a évoqué les souvenirs de son adolescence en parlant de la conquête des Ducks de 2007. Il n’a pas énuméré les noms de Jean-Sébastien Giguère, Teemu Selanne, Chris Pronger, Ryan Getzlaf ou Perry comme inspiration pour lui à ce moment.
Il a fait l’éloge d’un trio qui avait des missions défensives, un peu comme l’unité qu’il formera avec Jake Evans et Artturi Lehkonen face aux Maple Leafs.

« J’ai beaucoup de confiance en notre trio. Artturi et Jake sont de très bons joueurs, a dit Byron. Moi, quand j’étais jeune, je regardais les séries et je suivais les équipes qui gagnaient la coupe Stanley. Je m’identifiais beaucoup aux gars qui jouaient au sein d’un troisième trio ou d’un quatrième trio. J’aimais les héros dans l’ombre. J’étais un partisan des Ducks. Quand ils ont gagné, j’aimais vraiment le trio de Rob Niedermayer avec Travis Moen et Samuel Pahlsson. Ils faisaient du bon travail défensivement contre les meilleurs trios adverses et ils marquaient de gros buts. Je pense que notre trio a le potentiel de faire la même chose. Nous pouvons bien jouer dans notre territoire et ajouter de l’offensive aussi. »

Contre Matthews ou Tavares
Pour les deux derniers matchs de la saison contre les Oilers d’Edmonton, Dominique Ducharme a eu la main heureuse en réunissant à nouveau Evans avec Byron et Lehkonen. Les trois attaquants ont fait un boulot plus que respectable contre l’unité de Connor McDavid.
Face aux Leafs, Evans et ses complices auront encore une fois une confrontation difficile. Pour les deux premiers matchs à Toronto, Ducharme n’aura pas le dernier changement et il ne pourra pas toujours miser sur Phillip Danault, Tomas Tatar et Brendan Gallagher pour contenir le gros trio des Leafs, celui d’Auston Matthews en compagnie de Mitchell Marner et Zach Hyman.
Mais les Maple Leafs ne sont pas l’équipe d’un seul trio. John Tavares sera aussi très menaçant aux côtés de Nick Foligno et William Nylander.
Byron s’attend à se retrouver souvent dans les pattes de Matthews ou de Tavares.
« Les Leafs ont deux très bons trios, ils apportent des choses différentes, a expliqué le numéro 41. Matthews est un peu plus dynamique, alors que Tavares est fort dans les coins, il est intelligent et il protège bien la rondelle. Sur l’unité de Matthews, il y a aussi Marner qui a une très bonne vision et qui contrôle bien le jeu. Il a toujours la rondelle. Matthews, lui, patine vraiment bien et il se libère toujours pour Marner. Il a un des meilleurs tirs de la LNH. Peu importe le trio, nous devrons les surveiller très attentivement. Je ne connais pas encore les confrontations. Mais nous devrons garder la même recette qu’à nos matchs face aux Oilers pour connaître du succès comme trio. »
L’histoire de 20 joueurs
À l’image de ses coéquipiers au cours des derniers jours, Byron ne perd pas le sommeil à l’idée d’être l’équipe négligée contre les Leafs, qui ont terminé au sommet de la division Nord.
« Pour gagner en séries, tu as besoin de 20 joueurs qui jouent le meilleur hockey en même temps, a affirmé Byron. Il y a toujours des joueurs qui font un bon travail en séries, un gars de l’ombre qui devient un héros. Nous avons confiance en notre équipe. Nous pourrions avoir un héros différent tous les soirs. J’ai vu cette équipe jouer à un haut niveau et nous pouvons encore le faire. Nous savons à quel point les Leafs ont une bonne équipe, mais nous aussi. J’aime notre équipe, j’aime nos chances. »