Les laboratoires québécois bien moins engorgés qu’en Ontario
Les résultats se font attendre dans l’autre province


Clara Loiseau
Alors que l’Ontario a plus de 91 000 tests en attente de résultat dans ses laboratoires, le Québec n’en compte que 16 000, et ce, malgré un nombre de prélèvements quotidien plus important, selon des informations obtenues par Le Journal.
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Comme au Québec, le nombre de cas augmente rapidement en Ontario (+4293 cas en une semaine). Mais contrairement à la Belle Province, les tests de dépistages s’engorgent dans les laboratoires ontariens.
Selon les données publiées par le gouvernement du premier ministre ontarien, Doug Ford, en date du 2 octobre, 91 322 tests sont encore en attente de résultat.
Pourtant, la province enregistre des nombres de tests bien moins importants qu’au Québec. Selon des données publiées, l’Ontario a par exemple effectué en date du 1er octobre 40 092 prélèvements (2725/million d’habitants), contre 28 778 (3370/millions d’habitants) au Québec.
La capacité de test a plus que doublé au Québec dans les dernières semaines, avec une moyenne de test d’environ 25 000 par jours. En juin, on comptait environ 12 000 tests effectués chaque jour.
Ententes avec des laboratoires
Afin d’augmenter sa capacité d’analyse de prélèvement et de réduire le nombre de tests en attentes de résultat, le gouvernement du Québec utilise, à ce jour, les services de 77 laboratoires. Il mise aussi sur l’achat de matériel supplémentaire pour diminuer le délai de traitement dans les laboratoires publics.
Selon nos informations, Québec a par ailleurs conclu 6 ententes avec des laboratoires privés afin d’augmenter d’avantages ses capacités d'analyses. Plusieurs autres ententes sont également en cours de réalisation, d’après une source proche du dossier.
Priorisation
La Santé publique du Québec a par ailleurs mis en place depuis plusieurs mois un système de priorisation des analyses de tests.
Les prélèvements des personnes plus susceptibles d’être positives passent en premier, et ceux qui présentent le moins de risque peuvent donc se retrouver ainsi en attente.
Et pour éviter que le système s’engorge davantage, Québec demande aux citoyens d’aller se faire tester uniquement s’ils ont des symptômes, s’ils ont été en contact étroit avec une personne positive à la COVID-19 ou s’ils ont été appelés par la Santé publique.
Cela permet par ailleurs à la Santé publique de commencer des enquêtes épidémiologiques et la recherche de contacts plus rapidement, pour mieux contrôler de nouvelles éclosions.