Nouveau calcul du TAL: voici de quel pourcentage votre loyer pourra augmenter cette année

Zoé Arcand

2026-01-19T19:24:20Z

Les locataires québécois pourraient voir leur loyer augmenter cette année de 3,1 % comme le propose le Tribunal administratif du logement (TAL) avec sa nouvelle méthode de calcul, dévoilée lundi.

« Il s’agit du taux le plus élevé des 20 dernières années, à l’exception de 2024 [4 %] et 2025 [5,9 %] », a déploré le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).

La hausse fixée par le TAL lundi a été établie cette année à 3,1 %, selon une nouvelle méthode de calcul (voir tableau ci-bas).

Il se base sur la moyenne de l’indice des prix à la consommation (IPC) des trois dernières années.

Avec cette méthode, la hausse moyenne des loyers est donc plus prévisible.

Mais les propriétaires pourront augmenter davantage les loyers, dont les baux commencent le 2 avril, en utilisant trois autres éléments (voir ci-bas).

« Le 3,1 %, c’est pratiquement un plancher » de la hausse des loyers a analysé Émile Boucher, organisateur communautaire du RCLALQ.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

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Plus de pression

À Montréal, le loyer moyen pour un appartement de deux chambres est de 1346 $ par mois, selon la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL).

Avec la nouvelle hausse, son prix mensuel pourrait augmenter de 41,73 $ et atteindre 1387,73 $. Annuellement, ce serait donc 500,75 $ de moins dans les poches des locataires.

À Québec, pour un appartement similaire, qui coûte en moyenne 1277 $, le locataire aurait donc une augmentation mensuelle de loyer de 39,59 $.

La nouvelle hausse met encore une pression financière sur les locataires.

« Sans registre et sans réel contrôle des loyers, les locataires n’ont aucune chance de voir la situation s’améliorer », a déploré le RCLALQ.

La portion du loyer liée aux services des personnes en résidences pour aînée pourra augmenté de 6,7%. La portion restante du loyer demeure assujettie au taux général de 3,1 %. De plus, la majoration varie selon le niveau de services offerts au résident.

L’Association des Comités de Résidents Officielle du Québec souhaite que le Québec imite d’autres provinces « qui ont fixé un maximum d’augmentation de la facture des loyers ».

En Ontario, la hausse des loyers plafonne à 2,1 % pour 2026 et ne peut pas dépasser 2,5 % depuis 2012.

Propriétaires contents

La Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ) s’est réjouie du nouveau calcul.

« L’ancienne grille contribuait fortement à créer des situations où le locataire et le propriétaire ne s’entendaient pas », souligne son porte-parole Éric Sansoucy.

La nouvelle méthode permettra d’éviter ces différends et d’avoir à passer devant un juge, selon lui.

Nouvelle méthode simplifiée 

Seulement quatre variantes, au lieu de 12, sont prises en compte dans la nouvelle méthode de calcul du TAL:

–La moyenne de l’inflation des trois dernières années, dont le total cette année est de 3,1%, ce qui est l’élément central;

–L’ajout de 5% des dépenses effectuées pour des rénovations dans le logement ou l’immeuble qui pourront s’élever jusqu’à 5%;

–La variation des taxes municipales et scolaires;

–La variation des primes d’assurance. 

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