Les pilotes d’avion gravement affectés par la pandémie

Agence QMI

2020-10-11T22:07:22Z

L'industrie de l'aviation ne se porte pas très bien par les temps qui courent. De nombreux pilotes vivent un stress important, et certains songent même à changer d'emploi. 

Les choses ont changé du tout au tout dans le domaine de l’aviation depuis le début de la pandémie de COVID-19.

À l’aéroport Montréal-Trudeau, le trafic aérien lors du deuxième trimestre (avril, mai et juin) était de 162 017 passagers embarqués et débarqués, alors que l’année dernière, le chiffre s’élevait à 5 009 696.

Parallèlement, l’an dernier, on estimait avoir besoin de 7000 pilotes au Canada d’ici 2025, et voilà que ceux-ci se retrouvent aujourd’hui en pause forcée. En raison des mises à pied, ils sont désormais des milliers en attente d’un retour à la normale.

Ainsi, nombreux sont ceux qui éprouvent de l’anxiété devant l’incertitude causée par la pandémie et parce qu'ils ne savent pas quand ils pourront retourner dans les airs.

Certains ont décidé de délaisser leur métier pour se lancer en affaires, d’autres ont fait une formation pour devenir camionneurs.

Jean-David Veilleux, commandant de bord, a décidé d’aller cueillir des fruits cet été pour se faire un peu d’argent.

«Un stress immense, c’est certain. On a coupé dans le gras, on est dans le strict minimum. On a un coussin, mais il fond à vue d’œil, c’est pour ça que je trouve des emplois ici et là pour arrondir les fins de mois», a-t-il témoigné.

La famille Veilleux doit également payer pour des médicaments pour soigner un de ses enfants qui est atteint de la fibrose kystique.

«C’est 270 000$ par année, mais ce n’est pas couvert par la RAMQ. Heureusement, mes assurances collectives le couvrent», a-t-il ajouté.

Il faut savoir que la formation pour devenir pilote peut coûter très cher. C'est le cas pour Lukas, qui a investi 70 000$ dans sa formation. Aujourd’hui, il se retrouve sans emploi et sans économies.

«J'ai commencé à voler quelques semaines avant le début de la COVID», a-t-il fait savoir.

Les pilotes espèrent pour bientôt la fin de la quarantaine obligatoire des passagers. Ils demandent aussi au gouvernement une aide financière rapide.

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