Les pompiers ordonne l'évacuation du campement Notre-Dame

Agence QMI
Une évacuation d’urgence était en cours dimanche après-midi au campement de Notre-Dame, où plusieurs policiers et pompiers tentaient de convaincre les campeurs de quitter les lieux une fois pour toutes.
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Cette évacuation a été ordonnée au lendemain d'un incendie qui avait complètement réduit en cendres une tente, samedi, sans faire de blessé.
Le maire de l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, Pierre Lessard-Blais, était en route vers le campement afin de gérer la situation en mi-journée.
Une opération pour encourager les campeurs à quitter les lieux pour se tourner vers d'autres ressources d'aide a partiellement réussi, plusieurs itinérants ayant décidé de plier bagage, a rapporté la porte-parole du cabinet de la mairie de Montréal, Catherine Cadotte.

Selon une déclaration de la mairesse de Montréal Valérie Plante diffusée au moment de l’opération, la «mise à l’abri volontaire et solidaire» des dernières semaines a permis de réduire de plus de moitié le nombre de tentes présentes sur le site, passant de 123 à 58 sur le site.
«Mais l’incendie survenu samedi est non seulement très préoccupant, il aurait pu être tragique et entraîner des décès, a-t-elle déclaré par voie de communiqué. Comme administration municipale, nous avons la responsabilité d’assurer la sécurité de nos concitoyennes et concitoyens, nous allons donc faire le nécessaire pour loger les campeuses et campeurs dans un endroit sécuritaire dès maintenant.»

En plus des pompiers et des policiers, des représentants du ministère des Transports étaient aussi sur place afin de demander aux occupants de site de quitter les lieux.
Les ressources offertes aux itinérants ont été augmentées en vue de l’hiver prochain, qui s’annonce particulièrement difficile en raison de la pandémie. La Ville a rappelé dans son communiqué que les ressources ont été doublées par rapport à l’hiver dernier, avec 400 lits d’urgence de plus et 9 haltes-chaleur.
Une équipe d’intervenants sociaux a été mobilisée pour accompagner les sans-abris vers la halte-chaleur CAP-CARE, située dans l’ancien YMCA de l’arrondissement, ainsi qu’au refuge à l’hôtel Place Dupuis, opéré par Mission Bon Accueil, près du centre-ville.

«C’est l’échec de tout un système qui mène au démantèlement du campement Notre-Dame aujourd’hui», a déclaré par communiqué Alexandre Leduc, député solidaire de la circonscription.
«Un campement de personnes itinérantes qui n’est pas conforme aux normes de sécurité d’incendie? Quelle surprise. Lorsqu’ils seront dispersés dans des endroits moins visibles, est-ce que les campeurs itinérants seront plus en sécurité? J’en doute.»
Alexandre Leduc a invité le gouvernement du Québec à s’engager à prendre des «mesures structurantes pour répondre à la crise du logement» afin d’empêcher que d’autres gens basculent vers l’itinérance.