Les Québécois ont réussi à battre l’inflation alimentaire, dit le patron de Metro

Les clients ont limité la hausse de leurs dépenses en changeant leurs habitudes, soutient Éric La Flèche

Eric La Flèche, PDG de Metro, négocie avec 3000 de ses fournisseurs pour limiter l'impact des droits de douane.
Eric La Flèche, PDG de Metro, négocie avec 3000 de ses fournisseurs pour limiter l'impact des droits de douane. TVA Nouvelles
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Sylvain Larocque

2023-11-16T05:00:00Z

Les clients des supermarchés Metro et Super C ont réussi à battre l’inflation alimentaire cet été, soutient le grand patron du détaillant québécois.

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«Les gens ajustent leur comportement. Ils achètent des denrées moins dispendieuses, des produits de marques privées, ils achètent en spécial. Tout ça fait en sorte que l’inflation réelle que nous vivons, elle est moindre que l’inflation publiée [par Statistique Canada], qui est celle d’un panier statique», a affirmé mercredi le PDG de Metro, Eric Richer La Flèche, au cours d’une entrevue avec Le Journal.

Metro estime que son «inflation interne» (la hausse des prix des produits vendus cet été par rapport à ceux des produits vendus l’été dernier) s’est élevée à environ 5,5% pendant les mois de juillet, août et septembre, contre 7,1% pour l’inflation alimentaire calculée par Statistique Canada.

Gains de parts de marché

Cela n’a pas empêché Metro de voir les ventes de ses supermarchés «comparables» (ceux qui sont ouverts depuis au moins un an) grimper de 6,8% par rapport à l’an dernier. Pour expliquer cette croissance, l’entreprise dit notamment avoir gagné des parts de marché.

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En incluant les ventes en ligne ainsi que celles provenant des nouveaux supermarchés et du secteur pharmaceutique (Jean Coutu et Brunet), les revenus trimestriels de Metro ont progressé de 14% pour dépasser les 5 milliards $. Quant aux profits nets, ils ont bondi de 32% pour atteindre 222 millions $ – une augmentation attribuable entre autres à une perte inhabituelle enregistrée l’an dernier.

Dans le secteur pharmaceutique, les ventes «comparables» ont augmenté de 5,5%.

Pour l’ensemble de son exercice financier, Metro a engrangé des profits nets de plus de 1 milliard $ sur des ventes de 20,7 milliards $.

Chute de l’action

Malgré ces bons résultats, l’action de Metro a chuté de plus de 6% mercredi, à la Bourse de Toronto. L’entreprise a annoncé que ses profits feront du sur-place en 2023-2024 à cause, principalement, des dépenses liées à la mise en service, en septembre, d’un nouvel entrepôt automatisé, situé à Terrebonne.

De son côté, le géant Loblaw, propriétaire des chaînes Maxi et Provigo, a annoncé mercredi avoir dégagé des profits nets de 621 millions $, en hausse de 12%, sur des ventes trimestrielles de 18,3 milliards $, en hausse de 5%. 

Comme Metro, Loblaw a assuré que son «inflation interne», dans le secteur alimentaire, avait été inférieure à celle de 7,1% mesurée par Statistique Canada, sans toutefois la chiffrer.

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