Les Québécois résignés à l’idée d’un autre confinement

Plusieurs n’ont pas attendu l’annonce officielle pour aller faire des provisions

Au Costco Lebourgneuf, des clients ont attendu pour mettre la main sur un panier.
Au Costco Lebourgneuf, des clients ont attendu pour mettre la main sur un panier. Photo Diane Tremblay
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Diane Tremblay

2021-01-06T02:24:48Z

À la veille d’une annonce importante de la part de leur premier ministre, les Québécois étaient plutôt résignés à l’idée de retourner en confinement, mardi. 

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Contrairement au printemps dernier où les épiceries avaient été prises d’assaut lors du premier confinement, cette fois-ci, on ne sentait pas de vent de panique dans les magasins d’alimentation de la région de Québec, en matinée.

«Je ne fais pas de stock de nourriture. Je vais à l’épicerie quand j’en ai besoin», a fait part Daniel, un client du Super C de la rue Soumande. 

«C’est plate retomber en confinement, mais que voulez-vous, on n’a pas tellement le choix», a-t-il partagé.

Sortir le moins possible

À l’inverse, Luce Lagacé, comme plusieurs autres, a pris la direction de l’épicerie mardi après avoir entendu dans les médias la menace d’un retour à un confinement total. 

«C’est sûr qu’on aime mieux avoir tout ce qu’il faut à la maison pour sortir le moins possible. Avec ce que j’ai acheté, je suis bonne pour faire presque deux semaines sans sortir. Je trouve ça difficile un peu de retourner en confinement, car ça m’empêche de travailler. Je travaille dans une école, à la cafétéria et au service de garde», a expliqué Mme Lagacé à la sortie du Super C. 

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«Au moins, dans les épiceries, ce n’est pas comme la première fois où il fallait courir après le papier de toilette, on trouve tout ce qu’il faut», a ajouté la mère de famille. Paul et Claudette Pouliot ont aussi fait preuve de prévoyance en faisant leurs emplettes tôt mardi matin. 

«On aime ça en avoir un petit peu d’avance. On prend ce qu’on a besoin. On est corrects pour un petit bout. On n’a pas le choix, même si on est plus que tannés», a dit la dame.

«Je suis pour le reconfinement pour que ça finisse par arrêter», a ajouté son mari.

Plus de détresse

France Durand, acupunctrice, souhaite que le gouvernement lui permette de continuer d’exercer sa profession durant le confinement, car elle observe une plus grande détresse physique et mentale chez les gens qu’elle traite depuis le début de la pandémie.

«Si je peux travailler, je ne veux pas contaminer ma clientèle. Je suis très prudente à ce niveau-là. Je ne sors pas», a-t-elle fait part à la sortie du Costco Lebourgneuf. 

Un autre client de l’endroit, Michel Godin, ne voudrait pas que les professionnels de la santé en viennent à choisir les patients à sauver à cause du manque d’équipements, comme on a vu dans d’autres pays. 

«Je trouve ça malheureux de retourner en confinement, mais en même temps, je comprends pourquoi. Les hôpitaux débordent!» a-t-il lancé.

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