Les quincailliers réclament le droit de demeurer ouverts

Richard Darveau, président et chef de la direction de l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction, est en accord avec cet intérêt de la CAQ pour diminuer le gaspillage des matériaux de construction.
Richard Darveau, président et chef de la direction de l’Association québécoise de la quincaillerie et des matériaux de construction, est en accord avec cet intérêt de la CAQ pour diminuer le gaspillage des matériaux de construction. Photo Pierre-Paul Poulin
Photo portrait de Martin Jolicoeur

Martin Jolicoeur

2020-12-15T16:47:22Z

Les quincailliers et détaillants de matériaux de construction réclament le droit de demeurer ouverts pendant la prochaine période de restrictions actuellement en discussion. 

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«Ça va être difficile de nous fermer, a déclaré au Journal le président et chef de la direction de l’AQMAT, Richard Darveau. Il en va de la santé des bâtiments et des gens qui les habitent.»

Dès après Noël

À 17 heures aujourd’hui, le premier ministre du Québec doit préciser les intentions du gouvernement à ce propos. 

Selon nos informations, le gouvernement prépare l’annonce de fermeture de tout commerce jugé non-essentiel à compter du 25 décembre. Du coup, la traditionnelle période des soldes d’après-Noël, une période faste pour les commençants, serait sacrifiée.

La semaine dernière, le premier ministre François Legault avait prévenu que de nouvelles restrictions seraient annoncées, provoquant une nouvelle vague d’inquiétudes dans l’industrie du détail, déjà mal en point. 

Du danger de tout arrêter

« Il y a tant d’incertitude en cette crise sanitaire qu’il nous semble nécessaire que la population puisse voir la maison comme (...) un des rares refuges où on peut se sentir bien », soutient le représentant de l’AQMAT.

M. Darveau affirme qu’il serait surpris de voir les quincailliers devoir fermer. Mais il s’inquiète du bon fonctionnement des approvisionnements pendant cette période. «Nous ne pouvons être privés d’approvisionnements sans provoquer de nouvelles ruptures d’inventaire, et parfois de gammes de produits clés. »

Il s’interroge aussi sur la possibilité que les entrepreneurs spécialisés (plomberie, électricité, etc.) soient empêchés par décret d’effectuer des travaux chez leur clientèle. Une décision qui manquerait de prudence, à son avis, et pourrait inciter certains à effectuer eux-mêmes certains travaux, avec tous les risques que cela suppose.

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