Les stations de ski doivent trouver 14 000 employés

Jérémy Bernier | Journal de Québec
Les stations de ski de la province devront recruter près de 14 000 employés d’ici quelques semaines si elles veulent éviter des «bris de services», alors qu’on s’attend à une année record en termes d’achalandage.
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«C’est la première fois qu’on vit une situation du genre. On est en période massive de recrutement, mais c’est certain qu’il y aura des impacts sur les services offerts», déplore Yves Juneau, PDG de l’Association des stations de ski du Québec.
À Vallée du Parc, en Mauricie, il n’y aura plus de ski de soirée les dimanches et les lundis, donne-t-il comme exemple. Au Sommet Saint-Sauveur, dans les Laurentides, il n’y aura que des repas préemballés disponibles à partir d’une certaine heure.
«On a vraiment beaucoup de besoins [...] Et plusieurs ont abandonné l’idée d’aller chercher des travailleurs étrangers en raison de la lenteur du processus d’acquisition de visas causée par la pandémie», explique M. Juneau.
Trouver des ressources
Du côté du Massif de Charlevoix, on dit être sauvé par une base solide d’employés, même si les besoins se font sentir à l’approche de la prochaine saison de ski. Mais tous n’ont pas cette chance.
La station touristique Massif du Sud, en Chaudière-Appalaches, tente de «toutes les façons possibles et impossibles» de trouver des ressources.
«C’est rendu que l’oncontacte les clubs de golf du coin pour leur “emprunter” leur personnel étranger qui est demeuré dans la région pour l’hiver», lance le directeur général de l’organisation, Alain Contant.
Le mont Miller du Chic-Chac, en Gaspésie, semble être l’exception à la règle. D’après le copropriétaire, Guillaume Molaison, l’exode des grands centres, l’aspect quatre-saisons de son entreprise et la fin de la PCRE – la nouvelle PCU – lui ont permis de faire des gains importants en termes de main-d’œuvre cette année.
Achalandages records
Mais, pénurie de personnel ou pas, les stations de ski du Québec risquent de faire des affaires d’or cette année. Avec la réouverture des frontières, l’allègement des mesures sanitaires et l’hiver qui s’annonce particulièrement blanc, on s’attend à un achalandage monstre.
Des entreprises ont même dû limiter la vente de leurs abonnements pour s’assurer de respecter les mesures sanitaires toujours en place.
«On est en situation de record, affirme Yves Juneau. Globalement, on parle d’une hausse de plus de 10% des réservations.»
Mais pour offrir la meilleure expérience possible à cette foule de passionnés, les stations de ski devront se retrousser les manches pour trouver des travailleurs, souligne M. Juneau.
Et il ne leur reste que quelques semaines pour y parvenir.