Omicron: les organisations syndicales du secteur de la santé interpellent la CNESST

Agence QMI
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) demande à la CNESST de «revoir d’urgence ses directives» afin de mieux protéger les travailleurs du secteur de la santé, des services sociaux et des services de garde éducatifs face à la montée fulgurante des cas.
Dans un communiqué publié jeudi, la Fédération a indiqué avoir demandé à la CNESST «d’intervenir d’urgence» pour que ses directives prennent en compte de la transmission aérienne de la COVID-19 et de l’incertitude reliée au variant Omicron.
La FSSS-CSN réclame notamment le port d’un appareil de protection respiratoire de type N-95 ou équivalent afin de protéger tout le personnel, et le retrait immédiatement des travailleuses enceintes des milieux à risque d’exposition à la COVID-19.
La FSSS-CSN a aussi fait part de ses inquiétudes concernant le rappel au travail de personnes infectées, ainsi que concernant les actuelles difficultés à faire le traçage et le dépistage des cas.
«Rappeler au travail des personnes infectées à la COVID-19, c’est jouer avec le feu. On a vu ce que cela a donné lors des premières vagues. Cela met non seulement en danger les membres des équipes de travail, mais aussi la population. Il ne faut pas commettre les mêmes erreurs que par le passé», a prévenu Réjean Leclerc, président de la FSSS-CSN.
De son côté, la CNESST a déclaré qu’elle s’engageait à revoir les directives applicables à ces milieux de travail.
«On nous a annoncé des modifications imminentes aux directives, alors même que nous atteignons des records de nombre d’infections. Nous nous attendons donc à du mouvement très rapidement de la part de la CNESST, qui ne doit pas faire de compromis avec la santé du personnel et veiller à l’application du principe de précaution. Cela reste le meilleur moyen de pouvoir maintenir les services à la population», a ajouté M. Leclerc.