Les temps sont durs pour l'industrie du taxi

Molly Béland

2021-01-11T22:58:40Z

Les taxis du Saguenay–Lac-Saint-Jean sont vides, car la clientèle est rare en pleine pandémie, encore plus depuis l'imposition du couvre-feu.

«Je pense que, dans la nuit de samedi à dimanche, j'ai fait un voyage», a indiqué le propriétaire de Taxi 2151, Alexandre Morin.

Le service n'est utilisé que pour les déplacements de travailleurs essentiels: infirmières, commis de dépanneurs ou cuisiniers de restaurants, par exemple.

Depuis l'imposition du couvre-feu, il n'y a plus qu'un seul taxi de nuit dans l'arrondissement de La Baie. Puis, une entreprise de Chicoutimi est passée de 28 taxis sur les routes lors des soirées achalandées à seulement 5.

Certains doivent donc user de créativité pour garder la tête hors de l'eau, en acceptant, par exemple, des contrats pour faire du transport de produits.

«On fait maintenant de la livraison de nourriture. On a eu de nouveaux contrats avec la Voie Malté, l'Inter. De jour, on est capable de se maintenir, mais de soir, c'est grâce à des contrats comme ça qu'on peut opérer encore», a détaillé un membre du conseil d'administration d'UNIS-TAXIS, Hugo Lapointe.

Des ententes sont également conclues avec les centres hospitaliers pour le transport de matériel ou d'échantillons.

Les autobus de la Société de transport de Saguenay (STS) demeurent en activité même après le couvre-feu, ce qui réduit encore le bassin de clients potentiels.

«On a déjà des horaires réduits après 18h. Quant au transport adapté, les gens doivent nous spécifier la raison de leur transport lors de leur réservation», a précisé le directeur général de la STS, Jean-Luc Roberge.

Les chauffeurs sont avertis: s'ils ont un doute sur le déplacement d'un usager, ils doivent contacter la répartitrice de la société, qui contactera en retour les autorités policières pour une vérification au besoin. Aucune situation du genre n'est survenue jusqu’à présent.

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