Les visages des antimasques
Le Journal
Slogans antimasques ou antivaccins, théories du complot de toutes sortes... Les opposants aux mesures sanitaires ont défilé en grand nombre samedi dans les rues de Montréal, alors que plusieurs régions sont en mode «préalerte».
Certains manifestants ont accusé les médias de laver le cerveau de la population depuis le début de la pandémie, qui a fait 5780 morts au Québec, et de museler les médecins.

Des antivaccins, actifs bien avant l’apparition du coronavirus, se sont joints à la manifestation. Le vaccin que les scientifiques cherchent à développer pour prévenir la COVID-19 ne serait ni plus ni moins que du «poison», selon eux.

D’autres remettent en question les tests de dépistage qui ont permis de savoir qu’au moins 64 707 Québécois ont contracté la COVID-19.

Pour plusieurs, le premier ministre François Legault et le directeur national de santé publique Horacio Arruda sont des tyrans pour avoir imposé des mesures sanitaires permettant de prévenir la propagation du virus.

La taille du rassemblement – près de 10 000 personnes – a soulevé l’inquiétude des policiers qui étaient sur place, selon nos informations.

«À bas les masques!», ont notamment scandé de nombreux manifestants qui s’opposent au port obligatoire du couvre-visage dans les lieux publics, décrété par le gouvernement Legault il y a bientôt deux mois, une mesure qu’ils considèrent comme «dictatoriale».

Des individus «en bâtard» attribuent les «décès en détresse» de milliers d’aînés à Justin Trudeau ou à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), alors que la COVID-19 a déjà fait près d’un million de victimes dans le monde.

Certains ont manifesté contre les ondes cellulaires 5G, qui propageraient le coronavirus, selon une théorie du complot. Il est pourtant prouvé que ces fréquences ne peuvent endommager l’ADN, contrairement aux rayons X, par exemple.
