Mariloup Wolfe ouvre la porte de son intimité dans un nouveau balado

Son balado «Chez moi» est disponible sur toutes les plateformes

Samuel Pradier

2025-11-20T11:00:00Z

Même si on la voit un peu moins devant la caméra depuis qu’elle a développé ses talents de réalisatrice, Mariloup Wolfe reste très active. Elle vient de lancer un nouveau balado, Chez moi, dans lequel elle reçoit des amis et des gens qu’elle connaît pour discuter de différents sujets. Elle a accepté de nous raconter la genèse de ce projet.

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Rien ne prédisposait Mariloup Wolfe à lancer son propre balado. Ce n’était d’abord pas dans ses plans ni dans ses envies, et surtout elle n’était pas familière avec le phénomène. «Ce n'était pas dans mes habitudes de vie d'en écouter; je n’ai pas de chien à promener et je ne passe pas de longs moments sur la route. Pourtant, plein de gens de différents milieux me disaient que je devrais faire un balado parce que je suis curieuse, que je m’intéresse aux gens et que j’ai un réel intérêt pour leur vie. Je me suis mise à en écouter davantage, à m'intéresser plus au phénomène, et à un moment donné, je me suis dit que ce serait peut-être une idée intéressante.»

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Avec la complicité de son amie, la productrice Annie Beauchemin, avec qui elle a travaillé sur l’émission Le Grand Move, elle s’est mise à s’intéresser à la manière dont on produit un balado. «On a voulu comprendre comment ça fonctionnait dans cet univers: le financement, les équipements, la mise en ligne. Et finalement, je me suis dit que l’idéal serait de le faire chez moi, pour que ça me ressemble le plus possible. D’un autre côté, on a aussi réfléchi aux sujets que je voulais aborder, mais je m’intéresse à plein d’affaires. J’ai donc commencé à dresser une liste de gens que j’aimerais inviter. Je voulais que ça soit intime, qu'il n’y ait pas de gens ou de techniciens autour. Je voulais créer une vraie rencontre chez moi, à ma table à manger ou dans mon salon.»

Des amis et des autres

Mariloup a déjà enregistré une dizaine d’épisodes de Chez moi, son nouveau balado. «Parmi mes invités, il y a Marie-Claude Savard, qui est ma voisine. J’ai aussi reçu Yves Bélanger, le directeur photo avec qui j'ai travaillé sur plein de films. Myriam Brûlé ainsi qu’Hugo Dubé, avec qui j'ai fait Ramdam. Melissa Désormeaux-Poulin et Jessica Barker, qui sont des amies, mais aussi Carole Laure, parce qu’on a fait une série ensemble et qu’on s'apprécie beaucoup.»

Le mannequin québécois David Langlois, l’actrice Rachel Fontaine, le réalisateur Philippe Falardeau compléteront cette première série d’entretiens. «Ça va un peu dans tous les sens, mais ça part toujours de moi et de mon lien avec cette personne: on raconte des anecdotes de notre vie, comment on s'est connus... L'idée n'est pas de faire une entrevue. C'est vraiment un échange, comme une conversation. Avant l’enregistrement, je prévois quand même les sujets que j’aimerais aborder. Ensuite, la rencontre reste spontanée. Je suis vraiment dans l’écoute et le partage.»

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Le fait de recevoir ses invités chez elle, dans sa propre maison, change inévitablement le ton du balado. «Je pense que ça rend la discussion plus authentique parce que mes invités ne se sentent pas comme dans un studio officiel, où on a l'impression d'être derrière un micro. Il y a quelque chose de très chaleureux et d’accessible. Ce n'est pas très formaté. Il y a un plus grand laisser-aller. Ça m'apporte une grande liberté de faire ça chez moi.»

Confidences publiques

Les personnalités publiques ont tendance à se confier davantage dans les balados que dans les entrevues journalistiques, au risque de voir ensuite leurs propos repris partout. «Quand tu participes à une conversation qui dure plus d’une heure, à un moment donné, tu finis par te livrer. Si tu ne t'ouvres pas, l’heure va être longue et ça ne fonctionnera pas. Il faut être authentique et se livrer. Je suis consciente que je me mets en danger là-dedans, mais je décide de jouer le jeu parce que je veux cette authenticité de la part de mes invités. Je dois avouer que j’ai hésité avant de faire ce balado quand je pensais à la reprise des propos qui s’ensuivrait sur tous les sites à potins. Je suis allergique aux sites qui déforment les propos des gens pour faire du clickbait. Cette partie-là me rend vraiment malheureuse.»

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Sur le même sujet, Mariloup Wolfe s’est aussi confiée sur les nombreuses rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux à son propos. «Il y a des rumeurs qui n'ont pas rapport, à croire qu’ils ont vraiment envie que j'aie une vie amoureuse. C'est tellement lourd que j’ai évité pendant des mois de faire ce balado. Je me demande même si je ne fais pas une erreur en lançant ça.»

Elle explique que, chaque fois qu'elle consulte ses réseaux sociaux, il y a toujours de nouvelles rumeurs infondées. «Chaque fois que je vais sur mes réseaux sociaux, il y a des articles sur moi qui racontent n’importe quoi. J'étais tellement spontanée, plus pétillante, plus généreuse avant. J'ai perdu ça au fil des années. Je n'ose plus rien dire parce que je me demande comment ça va être repris, comment ça va être interprété, et j’ai peur de voir les photos qu’ils vont utiliser qui sont toujours laides. C'est vraiment pénible.»

Des projets pérennes

Mariloup est aussi fidèle en amitié qu’en affaires. Elle est porte-parole de Chevrolet depuis huit ans. Et elle collabore avec San Francisco depuis six ans. «C'est comme un cadeau de créer des collections automne et été, deux fois par année, dans une des branches que j'aime. Ils sont super contents, et moi aussi. Ça fonctionne vraiment bien en boutique. La collection se vend très rapidement, mais il faut dire que les tissus et les vêtements sont beaux. Et c’est une compagnie québécoise.»

Du côté de la réalisation, elle travaille sur des projets en développement, mais la comédienne pourrait bientôt revenir au premier plan. «Je suis tellement occupée comme réalisatrice depuis plusieurs années que je n'avais même pas une seconde pour m’arrêter à penser que je pourrais jouer à nouveau. Finalement, on m'a approchée pour un projet pour 2026. Ce n’est pas encore signé, mais si ça fonctionne, ce projet-là m'emballe vraiment.»

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Routine familiale

L’année qui s’achève a été riche en voyages pour Mariloup, qui en a notamment profité avec ses deux fils, Manoé, 15 ans, et Miro, qui aura 14 ans en décembre. «La vie a été vraiment chouette cette année. J'aime ma petite routine avec mes boys, mes adolescents au secondaire. Ça se passe bien. C'est vraiment le fun, car on est très complices. On reste à la maison pour les fêtes, parce que j'ai prévu un voyage de ski dans les Alpes pour la relâche. Ça va être ça notre cadeau cette année.»

BOX

Quels sont tes trois balados coups de cœur?

J’aimais beaucoup ce qui, pour moi, est l'ancêtre du balado: c'est l’émission L'autre midi à la table d'à côté. C’était une conversation intime entre deux personnes qui ne se connaissaient pas et qui allait dans tous les sens. Le podcast de Mel Robbins m’inspire et est rempli de beaux messages. J’aime aussi celui de Julia Louis-Dreyfus, qui s'appelle Wiser Than Me, qui parle de thèmes en rapport avec la femme de 50 ans. C’est vraiment inspirant. Je trouve aussi sympathique l’approche d’Alexandre Barrette avec Oublie pas ta brosse à dents, même si moi, je ne le ferais pas.

Qui rêves-tu de recevoir à ton propre balado?

Je rêverais d’avoir des artistes internationaux, comme Juliette Binoche, qui était récemment à Montréal, ou Jean Dujardin, pour jaser de cinéma dans quelque chose d’un peu informel. Ça me plairait beaucoup.

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