Mario Pelchat a déjà écrit une chanson pour le groupe de ce candidat de «La Voix»
«La Voix» est diffusée le dimanche, à 19h30, à TVA et sur TVA+.
Samuel Pradier
René Lajoie chante depuis son plus jeune âge. Au fil de sa carrière, il a été une doublure sur plusieurs comédies musicales, comme Don Juan ou Les Misérables. Il est aussi l’un des membres du groupe Tocadéo, qui a visité toutes les salles du Québec ces 20 dernières années. Après un duo improvisé sur le plateau de La Voix, il a rejoint l’équipe de Mario Pelchat.
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René, pourquoi avez-vous décidé de participer à La Voix?
C’est le fruit d’une longue réflexion, parce que ça fait longtemps que je gravite dans le domaine. Même si je ne suis pas connu du grand public, je travaille quand même beaucoup. J’ai voulu tenter ma chance parce que j’avance en âge. J’avais envie de partager mon expérience, mon amour de la scène et de la chanson française. Je suis arrivé aux auditions avec l’idée d’avoir du plaisir avec tout le monde.
À quoi ressemble votre parcours dans le milieu de la musique?
J’ai quand même un bon bagage d’expérience dans les comédies musicales; j’ai notamment été la doublure de Mario et Jean-François Breau sur Don Juan. Je suis aussi membre du groupe Tocadéo, qui continue de tourner. C’est aussi un peu pour ça que je me suis lancé; pour donner un peu plus de visibilité à mon groupe, qui fêtera ses 18 ans à l’automne prochain. On a enregistré huit albums, on a fait près de 7000 spectacles partout au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. On est encore super motivés et on a plein de projets pour l’avenir. Et surtout, on a un public qui nous connaît et qui nous suit depuis très longtemps.
Aviez-vous prévu d’aller dans l’équipe de Mario, au cas où il se retournait?
Ma mère est une grande admiratrice de Mario depuis 40 ans, et mes sœurs aussi. J’ai beaucoup de respect pour les autres coachs, mais Mario est quelqu’un que j’apprécie énormément.

Étiez-vous surpris d’improviser un duo avec lui?
C’était une belle surprise! J’étais content quand j’ai vu Charles Lafortune débarquer sur scène. L’idée était parfaite, parce que je sais que Mario connaît bien le répertoire de Michel Sardou, comme moi.
Pensiez-vous qu’il allait vous reconnaître?
J’avais déjà fait entendre cette chanson-là à Mario, puisque je l’ai enregistrée il y a quelques années. Je me disais qu’il allait peut-être me reconnaître. Dans Don Juan, on chantait souvent ensemble, mais c’était de la comédie musicale et on jouait des personnages. En même temps, il connaît bien Tocadéo aussi, il nous a même déjà écrit une chanson.

Pourquoi avoir choisi cette chanson de Michel Sardou, Le France?
Vous aurez compris que je suis un grand fan de Sardou, mais je suis aussi et surtout un grand admirateur de la chanson française depuis toujours. À huit ans, j’écoutais déjà Serge Lama, Gilbert Bécaud, Sardou, etc. J’ai découvert cette chanson il y a quelques années et je l’ai trouvée très bonne. J’aime l’histoire qu’elle raconte, mais aussi la ligne mélodique, qui permet de démontrer son registre vocal.
N’était-ce pas risqué de vous présenter aux auditions à l’aveugle, alors que vous avez déjà une bonne carrière?
On fait ce métier parce qu’on aime ça, qu’on soit débutant ou qu’on ait 40 ans de carrière. L’ego, on le laisse de côté au départ. Pour ma part, j’aimais l’idée de me mettre en danger. Après, aux auditions à l’aveugle, tout le monde est sur le même pied d'égalité. J’ai présenté mon numéro du mieux que j’ai pu. Évidemment, je souhaitais que des chaises se tournent parce que j’avais envie de continuer dans l’aventure.