Marner n’en a rien à foutre
Agence QMI
L’attaquant des Maple Leafs de Toronto Mitchell Marner ne s’inquiète pas vraiment de ce que pensent ses détracteurs. Celui qui entamera sa cinquième saison dans la Ligue nationale de hockey en 2020-2021 a essuyé quelques critiques lors de la dernière campagne. Certains partisans de la Ville reine lui reprochent de s’être assis sur son nouveau contrat.
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Avant le début de la dernière saison, Marner a paraphé une entente de six ans d’une valeur de plus de 65 millions $.
«Il y a beaucoup de gens qui pensent que ma performance n’était pas suffisante, et ça me va, a affirmé Marner, jeudi, lors d’un événement caritatif auquel il participait en visioconférence. Personnellement, je crois que j’ai fait ce que je devais faire, j’ai évolué sur l’avantage numérique, j’ai tué des pénalités et je jouais contre les meilleurs joueurs tous les soirs. Je suis fier de cela. Évidemment que ça ne se déroule pas toujours comme tu le souhaites quand tu affrontes les meilleurs patineurs. Je veux seulement m’assurer que je joue intelligemment dans toutes les zones.»
Vérification faite, Marner a enregistré la même moyenne de point par match lors des deux dernières saisons, soit 1,14. Il a toutefois touché la cible avec moins de régularité. L'attaquant a précisément récolté 67 points, dont 16 buts, en 59 matchs.
L’ailier de 23 ans pense qu’il s’agit d’une question d’habitude.
«J'ai l'impression de me mettre dans de bonnes positions et je suis toujours prêt pour une passe, a-t-il dit. Je dois juste me mettre dans cette position, sans avoir peur de tirer. Amener plus de rondelles au filet et prouver que je peux marquer. Alors je pense que je dois juste récupérer cette mentalité.»
«J’avais peur de lui»
Marner a également profité de l’occasion pour parler d’un nouveau venu chez les Leafs, Wayne Simmonds.
Les deux hommes ont déjà été des coéquipiers avec l’équipe nationale, lors du Championnat du monde de hockey en 2017.
«Pour être honnête, je me rappelle que j'avais vraiment peur de lui, s’est souvenu Marner. Tout le monde connaît “Simmer” dans la LNH. Nous savons qu’il est gros et puissant, qu’il finit ses mises en échec, qu’il travaille très fort et qu’il ne prend jamais de congé. De le rencontrer lors du Championnat du monde, c’était vraiment stressant pour moi.»
Après avoir affronté sa peur, Marner est devenu très proche de l’ailier de puissance.
«Il est incroyable, c’est vraiment un bon gars. Nous nous parlons énormément. Sur la glace, il est intense et passionné, mais à l’extérieur, c’est un mec formidable à qui parler. Il fait beaucoup de blagues et s’amuse beaucoup. C’est quelque chose que j’apprécie.»