Maxime De Cotret: découvrez ce qui l'empêche de dormir la nuit

Regardez «Double jeu» sur Crave

Dominic Gouin / TVA Publications

Alicia Bélanger-Bolduc

2025-01-23T11:00:00Z

Maxime De Cotret s’impose de plus en plus sur nos écrans depuis quelques années. Reconnu par ses pairs pour son talent et son charisme, il excelle à incarner des personnages aux multiples facettes, bien que tous ne soient pas aussi sympathiques que lui. Habitué à donner vie à des méchants mémorables, il dévoile un autre pan de son interprétation dans la comédie policière Double jeu, où il campe un criminel au cœur tendre.

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Maxime, parle-moi de ton expérience sur le plateau de la série Double jeu...

J’interprète Tony Di Angelo, un criminel qui n’est assurément pas vraiment italien. Je me doute que son vrai nom est plutôt Antoine! (rires) Il aime ses gros bijoux, son café et le gel à cheveux. Je n’ai fait que rire sur ce plateau avec une équipe qui était tellement drôle, autant devant la caméra qu’entre les prises. Nous avions aussi beaucoup de liberté avec nos textes; j’ai apprécié le fait que je pouvais proposer des idées en lien avec mon personnage.

Ce n’est pas la première fois qu’on te voit jouer un méchant. Ton rôle dans Indéfendable, entre autres, n’a laissé personne indifférent!

Le notaire Philippe Lauzon est vraiment un pervers narcissique qui n’a aucune empathie pour personne. On est allé dans l’extrême du méchant! Le pire dans tout ça, c’est que, même si c’est de la fiction, des personnes comme Philippe existent bel et bien dans la vraie vie.

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Ça doit être contre nature d’interpréter ce genre de personnage pour toi...

Le texte ne reste que des mots, mais il faut les dire, les incarner et les assumer: c’est ce qui représente, selon moi, le véritable défi. Ces mots sont parfois lourds à porter et complexes à jouer, mais il est essentiel de se rappeler qu’il ne s’agit que de fiction, et non de réalité. Ce type de scène exige une grande délicatesse, et il est primordial d’en discuter en amont avec les personnes concernées pour s’assurer que chacun se sente confortable.

Les mots qui circulent à ton sujet sont la facilité et le plaisir que les gens ont à travailler avec toi. As-tu eu vent de ce genre de commentaire?

On ne sait jamais vraiment la vision que nos pairs ont de nous. Je n’ai aucun contrôle sur ce qu’ils pensent de moi. La seule chose que je peux faire est d’avoir du plaisir, d’arriver bien préparé sur le plateau et d’être un minimum présentable! (rires) Je suis agréablement surpris d’entendre ces mots à mon sujet, puisque je suis toujours incertain de faire un bon travail! (rires)

Ah oui? Es-tu encore fébrile à l’approche de nouveaux projets?

Je ne dors pas beaucoup à la veille de mes débuts de tournages. Je me sens comme un étudiant dans une nouvelle école: je ne sais pas si les gens vont m’aimer, si je vais me faire de nouveaux amis ou si le méchant du groupe va me prendre pour cible! (rires) J’ai toujours peur de ne pas être assez bon et de ne pas réussir à performer selon les standards élevés de notre industrie.

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Mais on te voit de plus en plus à la télévision ces dernières années. Est-ce que tu constates ce changement? Ça doit être un gage de la qualité de ton travail...

Évidemment, je le constate parce que je suis beaucoup plus occupé! (rires) Chaque fois, je me donne le défi de me renouveler et de toujours apporter une proposition différente dans mes rôles. Notre milieu est très fragile, et je suis très reconnaissant de pouvoir me développer et jouer des personnages diversifiés.

Dans quels autres projets le public pourra-t-il te voir jouer prochainement?

Je vais être présent dans la nouvelle série Mr. Big qui sera diffusée sur Addik bientôt. Et je reprends mon rôle de Maxime dans la deuxième saison de Bellefleur. Elle sera même meilleure, selon moi, puisque les auteurs sont allés encore plus loin dans le développement de nos personnages.

Je sais que tu es toujours dans la rénovation de ton triplex, ce qui t’occupe beaucoup, mais as-tu d’autres projets personnels?

J’ai un couple d’amis qui se marie en Jamaïque au début de février. Je suis vraiment excité parce que je n’ai pas eu la chance de voyager depuis le tournage de Classé secret au Maroc il y a plus de deux ans. Nous partons 60 personnes pour célébrer leur union!

Est-ce qu’on risque de voir une photo sur la plage? Tu es très discret sur ta vie privée via les réseaux sociaux!

Je n’aime pas partager ma vie privée en ligne, car lorsqu’on œuvre dans l’œil du public, il est très difficile de trouver un équilibre. C’est ma façon à moi de rester ancré. Je garde mes projets personnels pour moi et je me concentre sur mon travail quand le temps est venu. Le public québécois aime être proche de ses acteurs, mais je ne suis pas rendu à mettre mon quotidien sur les réseaux.

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