Metro a dépensé 137 M$ en raison de la COVID-19

Photo portrait de Jean-Michel  Genois Gagnon

Jean-Michel Genois Gagnon

2020-11-18T14:13:24Z
2020-11-19T00:18:54Z

La pandémie continue de propulser les ventes chez Metro, qui a tout de même dépensé jusqu’à présent 137 M$ en raison de la COVID-19. Devant l’engouement pour les commandes en ligne, la société ouvrira un nouveau magasin dédié à ce service l’été prochain pour desservir Montréal.

«Cette ouverture représente la prochaine phase de notre stratégie omnicanale, ajoutant de la capacité dans une grande zone urbaine en exploitant notre modèle d’assemblage en magasin», a indiqué dans un communiqué le président et chef de la direction, Eric R. La Flèche. 

Mercredi, Metro a dévoilé les résultats financiers pour son quatrième trimestre 2020, clos le 26 septembre. Le chiffre d’affaires du géant de l’alimentation a atteint 4,14 M$, soit une hausse de 7,4%.  

Les magasins d’alimentation et les pharmacies ont vu grimper leurs ventes. À titre d’information, les ventes alimentaires en ligne ont augmenté de 160% entre juillet et septembre, par rapport à cette même période en 2019. 

«Nous avons réalisé de très bons résultats au quatrième trimestre grâce à une forte hausse du chiffre d’affaires et un bon levier d’exploitation dans un environnement difficile», a souligné le grand patron. 

Pour l’ensemble de sa dernière année financière, Metro a enregistré un chiffre d’affaires de 17,99 milliards $. Il s’agit d’une augmentation de 7,3% par rapport à la cuvée précédente. La compagnie a affiché un bénéfice net de 796,4 M$, soit un bond de 11,5%. 

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La direction précise toutefois avoir réalisé une perte de 7,5 M$ en raison de la vente pour 3,5 M$ de ses parts dans MissFresh à Cook it en décembre 2019. La société s’est aussi portée acquéreuse des parts des fondateurs du Groupe Première Moisson pour 51,6 M$. 

Par ailleurs, afin de bonifier son service d’épicerie en ligne, Metro espère offrir aux consommateurs, d’ici la fin de l’exercice financier 2021, l’option de cueillette en magasin dans une centaine de points de vente.

Mercredi, la compagnie a également mentionné qu’elle n’écartait pas la possibilité d’ouvrir d’autres magasins dédiés aux commandes en ligne dans d’autres villes, notamment à Toronto.

Hausse des ventes

Pour les prochains mois, la direction s’attend à ce que les impacts de la pandémie sur ses activités se poursuivent. D’ailleurs, entre septembre et octobre, les ventes du groupe dans les supermarchés ont continué de grimper d’environ 11%. 

«Nous prévoyons qu’à court terme, le chiffre d’affaires alimentaire continuera de croître à des taux plus élevés que la normale par rapport à l’année dernière, car une partie du chiffre d’affaires de la restauration et des services alimentaires continuera de se déplacer vers le réseau de l’épicerie», a noté l’entreprise. 

Pas inquiet pour Amazon

Pour sa division de pharmacies, la direction a précisé hier ne pas considérer comme une menace à court terme le fait qu’Amazon ait lancé un service de pharmacie en ligne aux États-Unis, Amazon Pharmacy, qui permet de commander sur internet des médicaments sur ordonnance. Metro a répondu à un analyste lors d’une conférence de presse qu’il a des différences au niveau de la réglementation entre les deux pays.

Le Journal écrivait, mercredi, que le géant du web ne fermait pas la porte à l’idée de se lancer dans la vente de médicaments au Québec. 

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