Mettre fin à la violence sexuelle à l’école
Agence QMI
Alors que l’école est un lieu où se sentir en sécurité est primordial, c’est plutôt devenu un endroit propice aux violences sexuelles au cours des dernières années.
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Mélanie Lemay, cofondatrice du mouvement Québec contre les violences sexuelles, rappelle que 55% des victimes d’agressions sexuelles sont mineures, alors que les 18 ans et moins ne représentent que 20% de la population. Dans la province, une adolescente sur cinq subit de la violence sexuelle au sein de son couple.
À cela s’ajoute le partage de photos et de vidéos intimes sans consentement.
Depuis le début de la pandémie, Mélanie Lemay constate une hausse de la violence sexuelle.
Du côté des écoles, les histoires sont très variées. Ça va des gestes à connotation sexuelle non désirés jusqu’à des cas de viols collectifs.
«C’est assez hallucinant. J’ai entendu des histoires concernant des jeunes du secondaire, mais aussi des tout-petits.
La cofondatrice de Québec contre les violences sexuelles rappelle l’importance de ne pas banaliser ou normaliser ce type de comportements, peu importe l’âge.
«Il faut comprendre qu’un jeune qui a des comportements sexuels problématiques ou encore un adolescent qui fait des agressions sexuelles, il y a aussi quelque chose à aller voir dans sa vie et son enfance. Il faut essayer d’évaluer ce qui s’est produit avec le jeune pour qu’il passe à l’acte», explique Mélanie Lemay.
Le mouvement Québec contre les violences sexuelles propose une loi-cadre qui simplifierait le processus de plainte et mettrait de l’avant une meilleure éducation sexuelle chez les jeunes.
Selon l’organisme, plus de 50% des agresseurs sexuels adultes avouent avoir commencé à poser des gestes lorsqu’ils étaient mineurs.
La loi-cadre vise aussi à favoriser la dénonciation. Mélanie Lemay affirme qu’en moyenne, une femme victime d’une agression va garder le silence pendant 13 ans. Les hommes, pour leur part, attendent en général près de 40 ans avant de dénoncer.