Mois de juillet pluvieux: un été à oublier pour les ciné-parcs


Maxime Demers
La saison des ciné-parcs avait si bien démarré, le printemps dernier, que les propriétaires de certains établissements croyaient se diriger vers une année record en termes d’achalandage. Mais c’était avant que dame Nature vienne jouer les trouble-fêtes, en juillet.
«À Orford, on a eu sept week-ends de suite avec de la pluie ou des risques d’averses le vendredi et le samedi, déplore le copropriétaire du Ciné-Parc Orford, François Pradella.
«Jusqu’à maintenant, c’est une année difficile pour les ciné-parcs. Et c’est vraiment à cause de la température parce que quand il faisait beau, en juin, le niveau d’achalandage était excellent. En fait, jusqu’à la fin de semaine de la fête nationale, ça allait tellement bien que je pensais qu’on allait battre des records.»
Selon lui, les choses se sont gâtées vers la fin juin, quand la pluie s’est mise de la partie régulièrement pendant les soirs de fin de semaine.
Résultat: à environ un mois de la fin de la saison, les ventes du Ciné-Parc Orford sont en baisse par rapport aux chiffres de l’an dernier à pareille date.
- Écoutez le segment culturel d’Anaïs Guertin-Lacroix diffusé chaque jour en direct 7h10 à l’émission d’Alexandre Moranville sur QUB radio :
«Je dirais qu’on est à 50% des résultats de l’an passé. Bref, c’est une année à oublier», se désole-t-il.
Même constat du côté du Ciné-Parc Belle Neige, dans les Laurentides.
«C’est une saison en dents de scie, analyse son directeur général, Nicolas Vallières. Les films étaient au rendez-vous mais la météo a joué contre nous, malheureusement. Qu’il pleuve un lundi, ça peut aller. Mais quand il pleut le vendredi, le samedi et le dimanche, qui sont normalement nos meilleures journées, ça nous aide pas. En plus, en début de saison, il y a eu la fumée des feux de forêt qui a été très présente dans notre coin et qui a un peu fait peur aux gens».
L’effet Barbie
Comme dans les cinémas, Barbie a été le film le plus couru dans les ciné-parcs de la province depuis sa sortie, le 21 juillet. Mais encore là, la pluie a empêché la comédie de Greta Gerwig d’atteindre son plein potentiel.
«Le week-end de la sortie de Barbie, il pleuvait à siaux, relate François Pradella. Au lieu d’avoir 400 voitures le premier soir où le film a été présenté, on en avait seulement 22. C’est plate mais c’est quelque chose qu’on ne contrôle pas. En revanche, les soirs où il ne pleuvait pas, Barbie était notre film numéro un, et de loin!»