Mon engagement à respecter le Québec et à protéger la langue française

Erin O’Toole, chef du Parti conservateur du Canada
Le déclin du français au Québec est une réalité, surtout à Montréal. La situation est alarmante. Il faut agir! En septembre dernier, immédiatement après ma victoire comme chef, j’ai rencontré le premier ministre du Québec, François Legault. J’avais alors annoncé mon intention de travailler avec le gouvernement du Québec pour faire avancer l’application de la Loi 101 aux entreprises à charte fédérale.
Aujourd’hui, je réaffirme mon appui aux démarches du gouvernement Legault pour renforcer la Loi 101 au Québec. C’est l’un des principaux engagements de mon Contrat avec les Québécois et les Québécoises, que j’ai dévoilé au début de la campagne. Les grandes sociétés fédérales comme les banques, les compagnies aériennes et les entreprises de télécommunication devraient être assujetties à la Loi 101, tout comme les entreprises privées et les PME. C’est une question de respect. De plus, un gouvernement conservateur va moderniser la Loi sur les langues officielles (LLO) et suivre les recommandations du commissaire aux langues officielles.
Renforcer la place du français partout
Il est tout à fait légitime que le Québec veuille protéger la langue française sur son territoire. Pour freiner son déclin, il faut renforcer la place du français au travail, en éducation et dans l’administration de l’État. Au Québec, il est fondamental de pouvoir travailler, communiquer et être servi en français. Le français, c’est plus qu’un simple outil de communication. C’est la langue commune. C’est « l’être » de la nation québécoise. C’est le témoignage d’une longue histoire.
En 2006, le gouvernement conservateur a reconnu l’existence de la nation québécoise au sein d’un Canada uni. L’engagement envers le Québec de mon parti et le mien n’a pas changé depuis. Il est même plus fort que jamais.
Comme anglophone né au Québec et qui a grandi en Ontario, je comprends bien la dualité culturelle et linguistique canadienne; et j’en suis fier. C’est un élément central de l’identité canadienne. Dans le contexte actuel, des deux langues nationales, seul le français est réellement menacé. La situation de la minorité anglophone du Québec n’est pas comparable à celle des minorités francophones du reste du Canada, en raison du contexte nord-américain où vivent des centaines de millions d’anglophones.
L’inaction des libéraux
Depuis trop longtemps, les libéraux ont refusé de protéger le français au Québec, mais aussi dans le reste du Canada. En six ans au pouvoir, ils sont restés les bras croisés et font toujours attendre les Québécois. Contrairement aux libéraux, le Parti conservateur a une approche respectueuse des compétences provinciales et des aspirations du Québec. En juin dernier, nous avons voté en faveur d’un projet de loi, qui visait à forcer les entreprises sous juridiction fédérale au Québec à adhérer à la Loi 101. Toutefois, le gouvernement libéral a voté contre le projet de loi. Pour les libéraux, le gouvernement fédéral est roi et maître au Canada et ses lois priment sur celles du Québec et des provinces.
Toujours en juin, les députés conservateurs et moi avons aussi voté en faveur d’une motion visant à reconnaître le droit du gouvernement Legault à modifier sa Constitution pour y inscrire que le Québec forme une nation et que sa seule langue officielle et commune est le français.
Comme au congrès conservateur de mars dernier, j’invite les nationalistes québécois à venir partager le pouvoir avec moi à Ottawa. Tous ensemble, nous allons assurer la force et l’avenir de la langue française. Les Québécois veulent un premier ministre qui comprend, qui écoute et qui respecte le Québec. Je vais être ce premier ministre. Je vais diriger un Canada respectueux des compétences constitutionnelles du Québec, et pratiquer un fédéralisme de partenariat.
Ensemble, on va agir pour le Québec !