Vous ne devriez pas plonger vos homards vivants dans l’eau bouillante, ils ressentent de la douleur

Jean-Michel Clermont-Goulet
- Les homards et les crabes ressentent de la douleur lorsqu'ils sont plongés vivants dans l'eau bouillante.
- C'est ce que révèle une nouvelle étude de la London School of Economics, dans le cadre de laquelle 300 autres études ont été analysées.
- À la lumière de l’étude, les homards, les pieuvres, les calmars et les crabes jouiront d’une nouvelle protection au Royaume-Uni.
Les homards et les crabes ressentent de la douleur lorsqu’ils sont plongés vivants dans l’eau bouillante.
C'est ce que révèle une nouvelle étude menée par la prestigieuse London School of Economics (LSE) et commandée par le gouvernement britannique
Les chercheurs ont analysé près de 300 études scientifiques pour évaluer les preuves de sensibilité chez les céphalopodes et décapodes, dont les homards, les pieuvres, les calmars et les crabes. Et à la lumière de cette nouvelle étude, ces espèces viennent d’être ajoutées à une liste d’êtres vivants sensibles qui jouiront d’une protection en vertu d’une loi britannique visant à protéger les animaux.
Wonderful Friday news! Octopuses🐙, crabs🦀, lobsters🦞, and other cephalopods and decapods, are set to receive greater protection under UK law following #LSE report by @birchlse and colleagues showing they are capable of feeling pain and distress.https://t.co/la0ixN44S2
— LSE (@LSEnews) November 19, 2021
Mort douloureuse
Le rapport de la London School of Economics est clair: on ne devrait pas plonger les homards et les crabes dans l'eau bouillante alors qu'ils sont toujours vivants. Ce rapport suggère également la mise en place de nouvelles normes, notamment en ce qui concerne le transport et l'abattage de ces espèces.
Ces créatures ne souffrent d'ailleurs pas que lorsqu’elles sont jetées dans l’eau bouillante. Les chercheurs soutiennent que les homards et les crabes ressentent très certainement de la douleur lorsqu'on leur retire une ou des pinces avant de les remettre à l'eau, une pratique qui est déjà interdite au Royaume-Uni.
La loi modifiée
Vendredi dernier, le Parlement britannique a confirmé que la Loi sur le bien-être des animaux (Animal Welfare – Sentience – Bill) sera modifiée pour tenir compte des résultats de l'étude.
Le ministre britannique du Bien-être animal, Lord Zac Goldsmith, a rappelé par voie de communiqué que ce projet de loi fournit «une garantie essentielle» que le bien-être de ces crustacés et mollusques sera bel et bien pris en compte à l’avenir.
Sachant qu’ils peuvent ressentir la douleur, «il est donc tout à fait normal qu’ils soient couverts par cette législation», a-t-il insisté.