Nous avons vu les 2 premiers épisodes: Vincent-Guillaume Otis solide dans «Les Armes»

Guillaume Picard
Vincent-Guillaume Otis parvient à nous faire rapidement oublier Patrick Bissonnette de District 31. Non pas que l’on peut (ou que l’on veut) le chasser de notre mémoire, mais dans Les Armes, la nouvelle série qui ramène le comédien au petit écran après deux ans d’absence, il plonge dans un tout autre univers, celui des forces armées.
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- Otis se montre solide dans les deux premiers épisodes visionnés mardi, à l’aube du début de la série, le lundi 9 septembre, à 20 h, à TVA.

Droit et intègre, son personnage, le lieutenant-colonel Louis-Philippe Savard est muté sur la base militaire de Kanawata, au Québec, dont il doit assurer l’intérim après un meurtre survenu au sein du commando secret JFT16.
L’armée veut étouffer l’affaire sur fond de tensions entre le Canada et la Russie, Ottawa tentant de freiner les ambitions de Moscou dans l’Arctique.
Dès son arrivée, Savard découvre que son prédécesseur, le colonel Allan Craig (excellent François Papineau) en mène large. Craig continue de diriger le JFT16 et il peut compter sur quelques fidèles, qui n’hésitent pas à mettre des bâtons dans les roues de Savard. Ce ne sera pas facile pour ce dernier d’imposer son commandement.

La tension est d’ailleurs palpable entre les deux hommes, qui ont tous deux été soldats sur le terrain avant de devenir des officiers respectés. Leurs philosophies sont diamétralement opposées, Craig étant un dur à cuir issu de la vieille école, celle où l’on casse et humilie les soldats, alors que Savard, qui conserve des traces de blessures subies en mission à l’étranger, emploie des méthodes moins violentes pour parvenir à ses fins.
Savard pourra compter sur la policière militaire Kim Falardeau (Eve Landry) pour tenter de résoudre le meurtre qui secoue le commando secret. Ils trouveront sans doute un allié en la personne de l’enquêteur Olivier Laroche (Mickaël Gouin).

En plus de tous les secrets qui doivent être déterrés, Les Armes nous permet de suivre le camp de formation des recrues d’infanterie, des personnages portés par les comédiens Édouard Chény, Alex Godbout, Charles-Aubey Houde, Audrey Price (c’est le premier rôle de la fille de Scott Price, le chef d’orchestre de Céline Dion), Émile Schneider et Lou Vincent-Desrosiers.
Tout ce beau monde est entraîné par l’adjudant-chef Thomas Dallaire, campé par Frédéric Millaire Zouvi. Bras droit informel de Craig, Dallaire est détestable à souhait parce qu’il humilie les recrues sans se faire prier au cours de leur camp de 12 semaines, baptisé «Les portes de l’enfer».

L’auteur de la série, Pierre-Marc Drouin (Doute raisonnable, In Memoriam), a énormément de matière à se mettre sous la dent pour alimenter les intrigues de la première saison, qui comprendra 24 épisodes. On peut penser à la menace russe évoquée plus tôt, mais aussi aux agressions sexuelles, aux dépenses militaires et aux rapports humains dans le contexte d’une microsociété comme l’armée.
L’œuvre comprenant beaucoup d’action et de suspense est produite par Fabienne Larouche et Michel Trudeau, d’Aetios, boîte dont Québecor vient de devenir actionnaire minoritaire. . Jean-Philippe Duval, celui qui a tourné Unité 9, Toute la vie, Doute raisonnable et À cœur battant, réalise Les Armes.
- La série annuelle Les Armes sera diffusée à TVA et en simultané sur TVA+ chaque lundi, à 20 h, à compter du 9 septembre. L'épisode suivant pourra être visionné dès 21 h sur Club illico.
Quelques photos prises au visionnement de la série mardi






