Nous perdons 2,5 M$ par mois depuis que nos spas sont fermés

Photo d'archives, Stevens Leblanc

Nous sommes quatre propriétaires de spas nordiques. Nos entreprises sont menacées. Notre industrie, qui suscite envie et admiration à travers le monde, est maintenant compromise par des décisions complètement arbitraires.

Depuis un an, on nous trimballe d’une catégorie à l’autre. Sommes-nous considérés dans la catégorie du tourisme, des sports ou encore des loisirs ? Nous sommes d’abord et avant tout des établissements de santé et de bien-être. 

Pendant un moment, nous avons été englobés dans la catégorie des piscines, ou encore des restaurants, et puis des gyms. Mais voilà, ceux-ci sont aujourd’hui tous ouverts en zone orange, mais pas nous. Pourtant, nous en avons eu la confirmation, la sécurité de nos installations n’est pas remise en question !

Décisions arbitraires

La Santé publique nous considérait déjà comme étant sécuritaires l’automne dernier et recommandait une réouverture en zone rouge. Qu’est-ce qui empêche maintenant notre réouverture, même en zone orange ? Et sur quelles bases ?

Une chose est sûre, l’industrie des spas est sacrifiée sur la base de décisions arbitraires.

Nous avons déjà investi massivement pour mettre en place des mesures sanitaires pour protéger la santé de notre clientèle et de nos employés. Nos installations sont sécuritaires. La preuve, aucune éclosion n’a été recensée lorsque nous étions ouverts l’été dernier et que les spas du Québec ont accueilli plus de 400 000 visiteurs.  

Publicité

Que devons-nous faire de plus ? 

Nous remplissons déjà tous les critères. Nos installations sont vastes et majoritairement à l’extérieur. Nous avons de la surveillance pour assurer la distanciation sociale et le respect des bulles familiales. Nos visiteurs fréquentent habituellement les spas seuls ou en couple. Nous avons mis en place des protocoles de désinfection serrés. Notre plan sanitaire a été accepté par les autorités. 

Impact catastrophique

Nous sommes des entreprises québécoises qui investissent ici et qui emploient plus de 5000 personnes. 

Le maintien de la fermeture de nos établissements témoigne d’une méconnaissance manifeste de notre industrie et cela n’est pas sans conséquence. Comme entrepreneurs, l’impact est catastrophique.

Nous avons dû procéder à plusieurs centaines de mises à pied au sein de nos entreprises. 

À nous seuls, nous perdons 2,5 M$ par mois depuis que nos spas ont été fermés l’automne dernier, aucun des programmes gouvernementaux annoncés ne peut pallier cela. Nous ne pouvons plus attendre, les pertes sont déjà trop importantes.

Pourquoi ce manque total de considération et de respect envers les entrepreneurs que nous sommes, nos 5000 employés et les deux millions de Québécois qui fréquentent nos installations chaque année ? 

Nous voulons développer les prochains fleurons québécois. Mais pour les entreprises qui survivront, la croissance a été freinée pour au moins les dix prochaines années. Sans oublier que nos compétiteurs étrangers, flairant la bonne affaire, commencent à nous courtiser. Tant qu’à continuer de nous endetter sans perspective de réouverture à court terme, pourquoi ne pas vendre ?

Il y a urgence d’agir. Faut-il menacer de déménager nos sièges sociaux vers des provinces où nous sommes présents et qui nous respectent davantage pour être enfin entendus ?

Steve Arsenault, président, Groupe Scandinave 

Daniel Gingras, copropriétaire, Groupe Nordik  

Guillaume Lemoine, président, Strøm spa nordique  

Patrick Rake, président, Groupe SKYSPA

Publicité