Nous sommes pris en otage par le personnel en éducation
Je joins ma voix à celle de nombreux parents et élèves, autant du primaire que du secondaire. Depuis le début de la pandémie, les syndicats se donnent le mot pour tirer la couverture de leur côté. Nous commençons à être habitués et fatigués d’entendre tous ces gens pleurnicher sur leurs conditions de travail, leur manque de soutien, leurs salaires, etc. Là, en tant que mère de deux enfants au primaire, j’en ai plus qu’assez d’être prise en otage, ainsi que mes enfants, par le personnel en éducation.
Je ne suis pas contre leurs revendications en général. Oui, il y a du travail à faire et oui, il manque de services à l’élève et cette pandémie n’a fait qu’accentuer les problèmes déjà existants.
Retard insurmontable
Mais là, ça suffit. Pour certains élèves, ces journées de grève à répétition ne feront qu’accentuer le retard déjà presque insurmontable dans leur cheminement scolaire. Et que dire de leur motivation et de leur santé psychologique ? Pour les parents, la grève de cette semaine était déjà de trop, alors celle prévue sur deux jours la semaine prochaine, ça ne passe plus.
Les parents ne peuvent en supporter davantage. Une grande majorité d’entre eux n’ont pas les moyens financiers de rester à la maison sans solde.
Entre les quarantaines imposées aux moindres symptômes s’apparentant à la COVID, les journées pédagogiques supplémentaires et les fermetures de classes et d’écoles entières, il faut ajouter les grèves scolaires. Ont-ils pensé un instant aux dommages collatéraux qu’ils créent avec leurs moyens de pression ?
Trop, c’est trop !
Après un an et demi à me donner corps et âme pour que mes enfants aient peu ou pas de retard scolaire et à jongler entre le travail et les multiples congés occasionnés par la COVID et leurs moyens de pression, je n’en peux plus. Nous ne pouvons en endurer davantage. Nous sommes à bout de nos ressources autant psychologiques que financières.
J’implore le gouvernement pour qu’une loi spéciale soit votée afin que nos enfants puissent avoir les journées d’enseignement qu’ils méritent amplement d’avoir et que nous, les parents, puissions travailler et mettre du pain sur la table. Trop, c’est trop.
Une mère au bord du gouffre qui n’en peut plus.

- Julie Brosseau, Cuisinière et éducatrice en CPE Saint-Jean-sur-Richelieu