Hausse du prix de l’essence: nouveau coup dur pour les chauffeurs de taxi
TVA Nouvelles
Après le confinement en raison de la pandémie et le télétravail qui a vidé le centre-ville de Montréal, les chauffeurs de taxi subissent un nouveau coup dur avec la flambée du coût de l’essence.
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Pour André Jean-Claude Emam, conducteur de taxi montréalais, cette flambée du prix du carburant représente une dépense supplémentaire de 30$ par semaine «pour le moment».
Une somme importante quand on sait que l’homme termine sa semaine avec environ 250$ dans ses poches.
Pour vivre dignement, toute la famille doit contribuer au revenu du ménage.
«Une chance que ma femme travaille. J’ai deux enfants encore à la maison qui travaillent. Tout le monde met l’épaule à la roue», confie-t-il à l’animateur Pierre-Olivier Zappa.
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Beaucoup de changements
La pandémie a fait mal à cette industrie qui vit principalement grâce au tourisme et aux gens d'affaires.
Les chauffeurs de taxi fréquentent beaucoup moins le centre-ville de la métropole puisque «c’est mort».
«La majeure partie des chauffeurs de taxi travaillent plus dans l’est et travaillent plus avec les gens locaux. Ce n’est pas grand-chose, parce que quand on va au centre-ville, on voit que le centre-ville est complètement désert», affirme celui qui est au volant d’un taxi à Montréal depuis 2004.
André Jean-Claude Emam a peu d’espoir de revoir le prix de l’essence au niveau d’avant.
«Chaque fois que les choses montent, jamais on va voir que ça va redescendre», constate-t-il.
Pour lui, un seul mot résume la manière dont il entrevoit les prochains mois: incertitude.