Vaccination massive: les trois conditions pour atteindre l'objectif de la Fête nationale
TVA Nouvelles
Le gouvernement a fait toute une promesse mardi en déclarant que tous les Québécois qui veulent être vaccinés auront reçu leur première dose avant la Fête nationale, le 24 juin prochain. Mais cette promesse est-elle vraiment réalisable. Mario Dumont s’est penché sur la question.
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«Le gouvernement s’est placé devant une obligation de résultat. Il n’a pas le choix. Il va perdre la face si le 24 juin il n’est pas capable de livrer son engagement. Quand un gouvernement se commet, ça l’oblige à l’efficacité et à mettre les bouchées doubles», lance Dumont d’entrée de jeu.
N’empêche, l’ampleur de la tâche est énorme. Avec les sept millions d’adultes que compte le Québec, et si l’on veut vacciner au moins 75% d’entre eux avant la Saint-Jean il faudra administrer 5 250 000 doses.
De ce nombre, il faut retirer les personnes déjà vaccinées au compte de 800 000, pour un total de 4 450 000 personnes à inoculer.
En plus de 4 450 000 personnes à vacciner, il faut tout de même ajouter 350 000 personnes (environ) qui doivent recevoir leur deuxième dose.
4,8 millions de doses en 14 semaines
Il faudra donc donner 4,8 millions de doses de vaccins en 14 semaines, selon le décompte de Mario Dumont, 343 000 doses par semaine, et environ 49 000 doses par jour.
Actuellement, le Québec en donne environ 30 000 chaque jour.
Il faudra donc augmenter le rythme rapidement, juge l’animateur.
«C’est un gros contrat! C’est beaucoup de vaccins!», insiste Mario Dumont.
Pour y arriver, le gouvernement compte sur ses cliniques de vaccination de masse, 1600 pharmacies, des entreprises qui vont vacciner leurs employés, leur famille et fournisseurs.
3 conditions gagnantes
Pour Dumont, ce défi magistral est réaliste à trois conditions : s’il n’y pas de problème d’approvisionnement, si l’opération vaccination est très efficace sur le terrain, et si les gens acceptent de se faire vacciner.
«Pour réussir, il faut que le nombre de personnes qui refusent le vaccin d’augmente pas! Pour l’instant, c’est 12% des gens qui le refuseraient le vaccin. Si le nombre augmente, on n’aurait pas ce qu’il faut pour protéger la population, lever les mesures sanitaires, le Québec ne serait pas assez vacciné!»
«On se croise les doigts si on veut passer un été plus agréable», conclut Dumont.
***Voyez sa chronique dans la vidéo ci-dessus.***