Octogénaire au pouvoir, non merci


Madeleine Pilote-Côté
Loin de moi l’idée de faire de l’âgisme, mais si j’étais une Américaine de mon âge, 27 ans, je serais vraiment découragée en ce moment.
Donald Trump a 78 ans. S’il était élu président des États-Unis aux prochaines élections, il fêterait ses 80 ans dans la première moitié de son mandat.
Joe Biden a 81 ans. Cela fait déjà plus d’un an qu’il gouverne les États-Unis en tant qu’octogénaire.
Il doit être difficile de croire en l’avenir quand la personne qui gouverne notre pays a moins d’avenir que la majorité de la population.
Un peu de répit, ça vous dit?
Je ne peux m’empêcher de penser que des hommes comme Donald Trump et même Joe Biden auraient dû laisser leur place à des gens plus jeunes dans cette course à la présidence des États-Unis.
Je me demande si ces hommes sont vraiment là dans l’intérêt de la population, car je ne peux m’empêcher de percevoir qu’un désir de reconnaissance personnelle les motive grandement.
Je les trouve culottés de ne pas laisser leur place à la relève comme d’autres leur ont sûrement laissé leur place, il y a de cela des dizaines et des dizaines d’années quand ils commençaient dans la vie.
Tous les dollars qu’ils ont en banque ne sont-ils pas assez pour simplement apprécier les années de bonne santé qu’il leur reste?
Qu’ont-ils à prouver?
Le Canada, pas vraiment mieux
La situation aux États-Unis me rappelle qu’ici aussi nous avons de grandes lacunes au niveau de la représentation de la population en politique.
Vous n’êtes pas sans savoir que les hommes blancs âgés sont plus que présents dans le domaine. Il peut être difficile pour une jeune femme comme moi, par exemple, de se sentir interpellée par ces hommes politiques.
Je pense que les États-Unis sont présentement la preuve que la diversité en politique, c’est important.