Y’a du monde à messe de noël | On fête, un point c’est tout!

Jeudi 24 décembre à 22 h, TQc

Photo : Philippe-Olivier Contant

Marie-Hélène Goulet

2020-12-17T05:00:00Z

Pandémie ou pas, Noël mérite d’être célébré ! Christian Bégin fait un pied de nez à la COVID-19 avec une émission jouissive de Y’a du monde à messe, dans laquelle il reçoit entre autres Jean-Pierre Coallier, Sonia Vachon et Michel Charette. 

Christian Bégin
Christian Bégin Photo : Philippe-Olivier Contant

Christian Bégin est bien conscient que, puisqu’il sera à l’antenne le soir du 24 décembre, il offrira un réveillon à bien des gens qui passeront Noël seuls cette année. Pour pallier cette réalité, l’animateur tient à mettre la fête au cœur de son émission. « J’ai envie d’être conscient de la réalité pandémique et, en même temps, de lui faire un bras d’honneur. Il y a tellement de choses qui nous accablent en ce moment ! Nous allons essayer d’offrir une émission festive envers et contre tous ! » lance l’animateur.

Michel Charette
Michel Charette Photo : Philippe-Olivier Contant

Pour y arriver, Christian Bégin s’entoure d’invités qu’on adore, dont le comédien Michel Charette. « Non seulement il jouit d’un capital de sympathie incroyable au Québec, mais il a aussi décidé de tourner le dos à tout ce qui empêche l’affirmation de sa personnalité. Il est à son meilleur, et ça m’a donné une grande envie de l’avoir à ma table », explique-t-il. Christian a aussi lancé une invitation à la pétillante Sonia Vachon. « Sonia est une sorte d’étendard de la bonne humeur. Son rire est légendaire ! Toutefois, j’ai quand même eu envie d’explorer avec elle la pression qu’impose cette étiquette de fille de party », avance l’intervieweur.

Publicité
Sonia Vachon
Sonia Vachon Photo : Philippe-Olivier Contant

Le cœur d’enfant de Jean-Pierre Coallier

L’émission permettra aussi de souligner la résilience de certains cette année, notamment celle des personnes âgées grâce à Jean-Pierre Coallier. « Jean-Pierre est un homme résilient qui, à la suite d’un AVC, il y a une dizaine d’années, a dû réapprendre à parler », raconte Christian. La légende des communications a accepté avec grand plaisir l’invitation de l’équipe de Télé-Québec. « Jean-Pierre était tellement excité d’être avec nous ! Il m’a fait travailler, car il est arrivé sur le plateau comme un enfant sur un nouveau terrain de jeu qui fait à sa tête et qu’on doit parfois ramener vers soi en douceur. Il avait préparé toutes sortes de choses, dont une chanson, et avait apporté des objets. C’est un électron libre qui reste fidèle à lui-même, tout en étant toujours d’une rare élégance », s’amuse l’animateur. Il souligne aussi que M. Coallier a été d’une générosité inégalée avec les recherchistes de l’émission : il a entretenu une correspondance avec elles avant le tournage pour alimenter son entrevue.

Jean-Pierre Coallier
Jean-Pierre Coallier Photo : Philippe-Olivier Contant

D’autres invités

Zina Laadj, une femme d’origine algérienne, reflète le volet social de l’émission. « C’est une femme extraordinaire qui travaille auprès des nouveaux arrivants. Par l’intermédiaire de l’organisme La Maisonnée, elle leur fait vivre leur premier Noël, parce que c’est difficile de débarquer ici, dans une nouvelle culture, sans famille ni amis, et de vivre les fêtes », rappelle Christian. Zina garde un vif souvenir de son premier Noël en tant qu’immigrante : son propriétaire, un Québécois de souche, l’avait initiée à la fête. Côté musique, Isabelle Boulay, Luis Clavis et la chorale de l’émission donneront du rythme au réveillon télévisuel. La Bastringue, Fa la la la la, Trois anges sont venus, Mon beau sapin, Prendre un verre de bière mon minou, sont quelques-uns des airs qu’ils interpréteront.

Zina Laadj
Zina Laadj Photo : Philippe-Olivier Contant

Une pause méritée

Après les fêtes, Christian Bégin passera l’hiver dans sa maison de Kamouraska, où il sera en retraite d’écriture. Comme bien des artistes, il a vu sa créativité paralysée par le choc de la pandémie au printemps, mais son esprit fourmille à nouveau d’idées pour un roman et une série télévisée. D’ici là, il aura aussi le bonheur de retrouver son fils, qui achève une maîtrise entreprise à Séoul, en Corée du Sud. « Je ne l’ai pas vu depuis un an et demi. Nous étions censés aller au Japon ensemble cet été, mais nous avons dû annuler notre voyage à cause de la COVID-19. Il finira sa maîtrise le 18 décembre; deux jours plus tard, il reviendra au Québec, où il se mettra en quarantaine. J’ai tellement hâte de le revoir, je n’en peux plus ! » se réjouit le papa aimant.

Publicité