«On va se rendre au 24»: Ève-Marie Lortie rend hommage aux travailleurs débordés pendant le sprint de décembre

Ève-Marie Lortie

2025-12-19T05:00:00Z

Salut Bonjour chers lecteurs. Entre le moment où j’écris ces lignes et celui où vous lirez ce texte, j’espère avoir réussi à biffer au moins deux tâches à faire sur ma liste avant le 24 décembre: élaborer mon menu du réveillon en amoureux et terminer mes emplettes.

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Je manque de temps pour accomplir toutes les choses que j’ai à faire. D’ailleurs, pour écrire ce texte, j’ai mis mon cadran à minuit trente au lieu de 2h50 du matin, heure habituelle à laquelle je me réveille pour le travail.

«On va se rendre au 24»

Et vous? Comment se passe votre sprint de décembre?

Plus tôt cette semaine, j’ai banalement posé la question à mon ami, le chef Hugo St-Jacques, lors de son passage dans la cuisine de Salut Bonjour. Sa réponse, elle, n’avait rien de banal. Son regard est devenu intense, comme celui d’un athlète sur un bloc de départ. Il me dit: «Ça va... On va se rendre au 24», sur un ton qui me rappelait celui d’un mantra.

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En plus de ses chroniques hebdomadaires dans la cuisine de Salut Bonjour, Hugo St-Jacques est chef dans un lieu de réceptions pour petits et gros groupes sur la Rive-Sud de Montréal. Pour lui et pour plusieurs restaurateurs, le mois de décembre est une saison qui est essentielle à la rentabilité de leur entreprise. Hugo et sa brigade reçoivent des groupes de 40 à 400 personnes, 5 jours sur 7. Les autres journées servent à la préparation des menus, à la réception des marchandises et aux discussions avec les fournisseurs.

Le chef Hugo St-Jacques dans son atelier.
Le chef Hugo St-Jacques dans son atelier. Photo Martin Chevalier

«C'est une période, malheureusement, où nous ne passons pas beaucoup de temps à la maison, poursuit-il. Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail. C’est une réalité qui est quand même assez difficile. Ce sont des journées qui commencent à 7h - 8h et qui se terminent aux alentours de minuit pas mal tous les soirs. Ça fait beaucoup d'heures derrière la cravate. On arrive à la maison, la famille est couchée. On repart et la maisonnée s’éveille à peine. C'est important d'essayer de garder un équilibre à travers tout ça.»

Hugo St-Jacques prépare une recette lors d'une de ses chroniques hebdomadaires sur le plateau de Salut Bonjour, en compagnie d'Eve-Marie Lortie.
Hugo St-Jacques prépare une recette lors d'une de ses chroniques hebdomadaires sur le plateau de Salut Bonjour, en compagnie d'Eve-Marie Lortie. Photo Martin Chevalier

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Que souhaite Hugo St-Jacques à ses amis restaurateurs pour la prochaine année? «Moins de fausses réservations, moins de no-show. L’impact de clients qui ne se présentent pas sans aviser, c’est plus important que vous le pensez.» Et quand va-t-il se reposer? «Le 24 au matin. Pis on reprend en janvier!» s’exclame-t-il avant de partager avec moi de beaux mots pour sa brigade en cuisine.

Clin d’œil à l’équipe

Permettez-moi de faire de même avec l’équipe de Salut Bonjour. Il y a ceux que vous voyez devant la caméra, et puis il y a toute l’équipe derrière. Je lance un clin d’œil admiratif aux deux réalisatrices qui sont avec nous tous les jours, Marie Dussureault et Mélanie Bonnoyer. Elles mènent notre émission avec une solidité inébranlable. Les deux sont des mères et dans le jus en décembre! Marie a porté ses trois enfants pendant qu’elle travaillait la nuit à Salut Bonjour. Ils sont maintenant rendus des beaux grands jeunes. Mélanie est aussi la mère d’un grand gars et s’occupe de plein de monde autour d’elle. Je voulais vous les présenter parce qu’elles sont précieuses pour moi, pour l’émission.

Les réalisatrices de Salut Bonjour, Mélanie Bonnoyer et Marie Dussureault.
Les réalisatrices de Salut Bonjour, Mélanie Bonnoyer et Marie Dussureault. Photo Martin Chevalier

Le 24 décembre au matin, on fera un beau réveillon à Salut Bonjour en ondes. Sachez que ces deux femmes-là sont les voix dans mes oreilles qui me guident pour construire l’émission.

Quand Marie Dussureault et Mélanie Bonnoyer feront leur bilan de l'année, elles pourront se péter les bretelles en disant qu'elles ont su s'adapter à la nouvelle technologie qui venait avec notre déménagement de studio. Elles ont dû tout réapprendre, ou presque, de leur métier! Ça m'impressionne.

À tous ceux et celles qui travaillent fort jusqu’à Noël et qui sont dans le «jus de décembre», je pense à vous. Les employés en magasins, les coiffeuses et coiffeurs, les infirmières, les caissiers en épicerie... J’ai envie de vous dire: «On va se rendre au 24»!

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