L'Ordre des enseignants de l'Ontario établit de nouvelles mesures antiracistes
Agence QMI
Dans une démarche qui «s'inscrit dans son engagement à l'égard de l'inclusion, de la diversité et de la lutte contre le racisme systémique», l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario reconnaît désormais «l’expression de la haine» comme «une forme de faute professionnelle».
«Dorénavant, le Règlement sur la faute professionnelle, pris en application de la Loi sur l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario, prévoit que le “fait de faire des remarques ou d'adopter des comportements qui exposent une personne ou des catégories de personnes à la haine fondée sur un motif de discrimination interdit par la partie I du Code des droits de la personne” constitue un acte de faute professionnelle», a fait savoir l’Ordre dans un communiqué diffusé vendredi en début de soirée.
L’organisation qui regroupe quelque 234 000 membres prévoit aussi une «recommandation professionnelle qui porte sur l'antiracisme et la discrimination» afin d’encadrer la pratique des enseignants ontariens.
L’Ordre a aussi indiqué être en préparation d’un cours volontaire menant à une Qualification additionnelle (QA), intitulée «Contre le racisme envers les Noirs».
«Nous prenons des mesures importantes pour protéger davantage les élèves et éliminer le racisme systémique, affirme Nicole van Woudenberg, présidente du conseil de l'Ordre. La recommandation vise à éduquer et le règlement prévoit des sanctions plus sévères en cas de comportement indésirable et inapproprié.»
Des étudiants ou membres du personnel pourront formuler des allégations de haine, qui seront soumises à un processus d’enquête exécuté par l’Ordre. Le processus pourrait déboucher sur une audience publique et une résolution.