Erin O’Toole veut passer un contrat avec les Québécois


Marc-André Leclerc
En fin de journée, devant des partisans à Québec, Erin O’Toole livrera le discours central de sa campagne au Québec et il en profitera pour présenter un contrat aux Québécois.
Dans son contrat, le chef conservateur misera sur neuf piliers. Dans les rangs conservateurs, un stratège m’a indiqué que M. O’Toole va s’engager à respecter le droit des femmes (avortement), à ne pas augmenter les taxes et les impôts, à mettre en place quelques ententes administratives avec le gouvernement du Québec et à promouvoir et protéger la langue française.
Un contraste
En allant au-delà des simples promesses, en proposant un contrat, les conservateurs veulent clairement contraster avec les promesses brisées de Justin Trudeau depuis 2015.
De plus, les bleus veulent jouer sur le terrain nationaliste du Bloc Québécois en offrant des engagements propres à la nation québécoise.
Dans la région de Québec, les conservateurs vont miser sur le 3e lien. Ils sont les seuls, actuellement, à appuyer la demande de financement de François Legault.
Yves-François Blanchet, mardi, a offert un beau cadeau à l’équipe de M. O’Toole en décidant de patiner au lieu d’appuyer le projet.
Première semaine chargée
Nous avons tous été surpris de voir Erin O’Toole passer les deux premières journées de la campagne dans son studio à Ottawa. Il est le chef qui a rencontré le moins d’électeurs en personne jusqu’à maintenant, mais des milliers virtuellement.
On peut constater que, sur le plan des idées, M. O’Toole n’a pas perdu un instant. Lundi, il a présenté sa plateforme électorale et, ce soir, il présentera son offre aux Québécoises et Québécois.
M. O’Toole sait très bien qu’il n’est pas connu et qu’il tire de l’arrière dans les sondages.
Il prend le pari de sortir ses gros canons en début de campagne pour ne pas perdre de temps. Il doit marquer l’imaginaire rapidement, car ce qui se passe durant une campagne compte.
Nous en avons eu un bel exemple hier soir, en Nouvelle-Écosse. On peut imaginer que le chef conservateur a rêvé d'un scénario similaire pour le 20 septembre, la nuit dernière.