Où est le capitaine en éducation?

Réjean Parent
L’éducation serait la priorité du premier ministre Legault. Il le cache bien en maintenant à la barre un ministre qui navigue à vue et qui donne l’air d’être dépassé.
Jean-François Roberge n’est pas à la hauteur pour piloter le vaisseau amiral essentiel au futur développement d’une société.
Si l’éducation est si importante, le premier ministre devrait envoyer les meilleurs de son équipe, au lieu de se satisfaire d’un joueur de catégorie B.
Insatisfaction générale
Arborant sa candeur habituelle, le ministre Roberge s’est présenté en conférence de presse pour annoncer que le port du masque serait obligatoire en classe dans certaines régions.
Un simple communiqué aurait suffi, mais il faisait face à l’insatisfaction d’à peu près tous les groupes du réseau scolaire avec sa transmission tardive des instructions pour la rentrée scolaire.
Il tentait ainsi d’atténuer les critiques en invoquant que les grandes directives étaient connues depuis juin. C’est une stratégie malhabile de faire croire que tous les partenaires s’irritaient inutilement pendant que lui seul avait le pas !
Autre fait révélateur, à des questions précises, les réponses demeuraient floues. La quantité de personnel vacciné et l’amélioration de la ventilation dans les établissements sont quelques exemples où les données sont manquantes. L’adjectif plusieurs devient un dépanneur commode.
Différentes sources se plaignent qu’il n’écoute pas et sa conférence de presse tendait à le confirmer.
Navire à la dérive
Alors que l’état d’urgence devrait s’imposer en éducation, le ministre s’affiche comme un jovialiste qui veut faire croire qu’il est en plein contrôle.
Pourtant, il manque, à la veille de la rentrée, des centaines de membres du personnel enseignant et de soutien et les efforts de recrutement sont déficients.
Il y a plus d’élèves qui décrochent sans qu’il s’en inquiète outre mesure. Avec un tel capitaine, un homme à la mer serait sûr d’y périr.
Vivement, un vrai ministre de l’Éducation.