«Oui, j'ai dû mettre un gilet pare-balles.»: raconte Mathieu Arsenault pour son documentaire «Crime désorganisé»

Photo portrait de Frédérique De Simone

Frédérique De Simone

2025-11-26T15:47:15Z
2025-11-27T13:48:33Z

Avec sa nouvelle série documentaire «Crime désorganisé», la réalisateur Mathieu Arsenault tente de comprendre et de faire la lumière sur la délinquance juvénile. Pendant près de 3 ans, il a suivi des jeunes criminalisés, dont Jonathan, à travers les différentes sphères du système judiciaires, jusqu'à leur réhabilitation.

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Invité pour en parler mercredi matin dans les studios de QUB radio, le réalisateur a raconté avoir collaboré avec le CIUSSS du Centre-Sud pour rencontrer des jeunes qui semblaient ouverts à discuter avec lui, admettant cependant avoir mis du temps à gagner leur confiance.

«Il y a une loi de l’omerta, du silence dans la rue. Si tu parles à des policiers, tu es une snitch. Si tu parles aux médias, tu es une snitch. Tu peux te faire descendre pour ça», a-t-il confié au micro de Mario Dumont sur les ondes du 99,5 FM Montréal.

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PHOTO FOURNIE PAR TVA
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«Quand le jeune que je suivais, “Jonathan”, a [fini sa détention au centre], il a failli se faire kidnapper par des jeunes qui sont arrivés cagoulés dans une vanne, puis armés. Il a réussi à se sauver de ça. Moi, à partir de ce moment-là, chaque fois que je le voyais, je ne savais pas s’il n’allait pas revenir avec une gang», a ajouté le réalisateur, qui a craint pour sa sécurité et sa propre vie à plusieurs moments pendant les tournages de sa série.

En infiltrant le quotidien de jeunes délinquants pour en faire un documentaire, Mathieu Arsenault voulait briser l’image sensationnaliste et spectaculaire souvent véhiculée dans les médias, mais aussi comprendre concrètement comment venir en aide à ces ados.

«Démanteler les gangs, c’est le travail de la police. Réadapter les jeunes criminels, c’est le travail de la société. Il ne faut pas confondre les deux», a prévenu le réalisateur.

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