Le Turkménistan, officiellement sans coronavirus, ouvre un hôpital pour « maladies infectieuses »
AFP
Le président du Turkménistan, pays reclus d’Asie centrale qui assure ne pas être touché par la pandémie de coronavirus, a inauguré dimanche un nouvel hôpital destiné aux patients atteints par des « malades infectieuses ».
Gourbangouly Berdymoukhamedov a salué à cette occasion la « grande réussite » de son pays qui n’a « aucun cas de coronavirus enregistré à ce jour » grâce aux « mesures de prévention » prises par les autorités, selon les médias d’État.
Le nouvel hôpital inauguré par le président turkmène dispose de 200 lits et est capable de traiter une série de « maladies infectieuses des voies respiratoires » et de « maladies transmises par des gouttelettes en suspension dans l’air », a précisé le journal d’Etat Netralny Turkmenistan.
L’établissement est équipé d’appareils de respiration artificielle de fabrication suédoise, selon la même source.
Bien que le Turkménistan, l’un des pays les plus fermés au monde, assure avoir été épargné par la pandémie, les autorités ont néanmoins appelé ces derniers mois la population à porter des masques de protection, officiellement en raison de fortes concentrations de « poussières » dans l’air.
Elles ont aussi fermé les frontières aux étrangers, restreint les liaisons de trains et bus et limité l’activité des restaurants, lieux de culte et de la plupart des magasins.
Le Turkménistan a néanmoins organisé ces derniers mois de nombreux grands évènements publics, notamment une grande parade en vélo pour promouvoir un mode de vie sain.
Seule une poignée d’États dans le monde disent avoir échappé à la pandémie de coronavirus, parmi lesquels le Turkménistan, la Corée du Nord et des îles isolées du Pacifique.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté dit en juillet être « préoccupée » par des informations rapportant un nombre croissant de « pneumonies » au Turkménistan, recommandant au gouvernement d’adopter des mesures « comme si le Covid-19 circulait ».
Excepté le Turkménistan, tous les pays d’Asie centrale ont admis avoir grand mal à juguler l’épidémie de coronavirus.