Pandémie: le nombre de cégépiens avec des idées noires a doublé

Éric Jean (à droite) au palais de justice de Québec le 6 novembre 2023. L'homme de 56 ans a été condamné à une peine de 10 ans d'emprisonnement pour des agressions sexuelles sur de jeunes filles mineures placées chez lui par la DPJ. Son fils Chrystopher (à gauche) l'accompagnait avant qu'il ne prenne le chemin de la détention, mais sera lui aussi accusé d'agression sexuelle le 16 novembre prochain.

CRÉDIT PHOTO: Pierre-Paul Biron, Le Journal de Québec
Éric Jean (à droite) au palais de justice de Québec le 6 novembre 2023. L'homme de 56 ans a été condamné à une peine de 10 ans d'emprisonnement pour des agressions sexuelles sur de jeunes filles mineures placées chez lui par la DPJ. Son fils Chrystopher (à gauche) l'accompagnait avant qu'il ne prenne le chemin de la détention, mais sera lui aussi accusé d'agression sexuelle le 16 novembre prochain. CRÉDIT PHOTO: Pierre-Paul Biron, Le Journal de Québec Photo Adobe Stock

Agence QMI

2021-02-15T16:49:52Z

Plus de 60% des étudiants au cégep disent que leur santé psychologique s’est détériorée depuis le début de la pandémie. Plus inquiétant encore: 6% d'entre eux ont eu des pensées suicidaires, soit deux fois plus qu’avant la crise sanitaire.

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C’est la conclusion d’une vaste enquête menée l’automne dernier par la firme SOM pour le compte de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

En prenant compte de l’ensemble des résultats lundi, la FECQ a directement interpellé la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann.

«Le plan d'action national en santé psychologique de la ministre McCann visera à pallier ces problématiques à long terme, mais pour ce faire, il faudra que lui soit octroyé un financement à l'image de la détresse étudiante actuelle», a réagi par communiqué la présidente de la fédération, Noémie Veilleux.

Le plan jusqu’ici annoncé par la ministre comprend 17 M$, notamment pour améliorer l’accès à l’aide psychologique, mais il n’entrera en vigueur que l’automne prochain.

D’ici là, la détresse est vive chez les cégépiens. Alors que 64% affirment que leur santé psychologique a pris un coup depuis le début de la pandémie, 10% des étudiants en situation précaire reconnaissent avoir pensé au suicide.

Qui plus est, les cours en ligne sont pénibles pour une bonne partie d’entre eux. Toujours selon l’enquête commandée par la FECQ, 27% des collégiens n’ont pas accès à un endroit calme et propice à la concentration chez eux.

La pandémie fait aussi mal aux étudiants à besoins particuliers, nous apprend l’étude. En effet, près de 65% des étudiants en situation de handicap n’ont reçu aucun service en lien avec leur condition entre le début de la crise et l’automne.

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