COVID-19: parents plus stressés, mais plus présents

Agence QMI

2020-11-17T17:36:35Z

La pandémie semble avoir favorisé le temps passé par les parents avec leurs jeunes enfants, mais les adultes sont davantage stressés, selon un sondage dévoilé mardi par l'Observatoire des tout-petits. 

Environ 75 % des parents d’enfants de cinq ans et moins sondés par la firme Léger au Québec ont dit que la pandémie a eu un effet positif sur le temps accordé à leur enfant.

«Il s'agit d'une bonne nouvelle en soi, comme le temps que le parent passe avec son enfant favorise la création d'un lien d'attachement sécurisant, qui est essentiel pour le développement et l'estime de soi de l'enfant, a déclaré la directrice de l'Observatoire des tout-petits, Fannie Dagenais, par communiqué. Or, pour favoriser le développement de ce lien d'attachement, il est important que le temps accordé aux enfants soit de qualité.»

Ce temps supplémentaire passé par les enfants est cependant affecté par les stress des parents, qui disent à 68 % avoir à surmonter plus de défis qu'avant la pandémie. Environ 51 % ont souligné que leur niveau de stress concernant la crise de la COVID-19 est élevé.

Ceci est particulièrement vrai pour les femmes (56 %) par rapport aux hommes (44 %). Les parents de ménages plus pauvres sont aussi beaucoup plus stressés. Environ 69 % des parents dont le revenu familial total avant impôt est de moins de 40 000 $ vivent cette situation.

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«La pandémie aura certainement contribué à exacerber les inégalités sociales puisque les familles vulnérables sont susceptibles d'être confrontées à un plus grand nombre de sources de stress : faible revenu, pertes d'emplois, insécurité alimentaire, logement inadéquat, etc.», a précisé Mme Dagenais.

L’Observatoire note que 66 % des parents interrogés ont mentionné que la possibilité que l'école ou le service de garde de leur jeune enfant ferme de nouveau à cause de la pandémie représente une source de stress.

Environ 61 % ont déclaré que de garder l'enfant à la maison s'il présente un symptôme constitue une source de stress. D’ailleurs, 44 % des parents sondés ont affirmé que «la pandémie a eu un impact négatif sur leur capacité à garder leur calme avec leur enfant».

En plus du stress, la pandémie a réduit le soutien de l’entourage aux parents de jeunes enfants. Environ 43 % des répondants ont mentionné que les mesures de distanciation sociale ont affecté cet appui.

«La perte du soutien social est très préoccupante étant donné les effets bénéfiques que le soutien de l'entourage peut avoir pour les parents et les tout-petits. En effet, le fait d'avoir un bon réseau de soutien interpersonnel contribue de façon positive au développement physique, cognitif ou social des enfants au moment de leur entrée à l'école », a souligné Fannie Dagenais.

Ce sondage internet a été réalisé du 29 octobre au 2 novembre dernier auprès de 501 parents adultes d'enfants âgés de 5 ans et moins.

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