Parti aider ses proches en Roumanie, il se bute à la bureaucratie canadienne
TVA Nouvelles
Un Québécois d’origine ukrainienne est actuellement en Roumanie, d’où il tente tant bien que mal de rapatrier au Canada ses proches touchés par la guerre.
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Oleg Koleboshyn avait prévu de rentrer au Canada lundi dernier, accompagné de sa belle-mère et d’un de ses amis. Malheureusement, en raison de la lenteur des démarches menant à l’obtention des visas, il ne sait même pas s’il pourra rentrer au pays au cours de la semaine prochaine.
«Ça prend le temps (...), mais on est patients. Ça va prendre encore, j’imagine, une semaine à peu près pour avoir les visas pour ma belle-mère et mon ami», indique-t-il en entrevue à LCN.
M. Koleboshyn explique avoir accompagné ses proches dans différentes étapes du processus qui leur permettra de trouver refuge au Canada.
«Maintenant, c’est le centre des visas qui traite les visas, on a passé les empreintes biométriques (...) pour différentes personnes de mes proches. Jusqu’à maintenant on n’a pas les résultats, mais dans le centre des visas on nous a dit que ça va prendre jusqu’à 30 jours», affirme-t-il.
À propos des démarches d’immigration, il ajoute: «Si tout va bien et que les visas sont acceptés, il y a une autre couche qu’il faut passer: il faut présenter les documents et le passeport au centre de visas. Le centre de visas va envoyer le passeport à l’ambassade pour coller les visas dans le passeport et après ça va être envoyé par la poste.»
Selon lui, le fait que les instances gouvernementales envoient les passeports par la poste démontre que celles-ci sont dépassées par les événements.
«Les Ukrainiens qui sont là, ils n’ont pas d’adresse de domicile fixe, donc ça va être difficile de recevoir des passeports», déplore Oleg Koleboshyn.
Une lourdeur administrative
M.Koleboshyn soutient qu’au cours de ses démarches auprès des autorités canadiennes, il a malheureusement pu constater une lourdeur administrative qui repousse sans cesse la date de son retour au pays.
À ce sujet, il dit: «Je sais que le gouvernement du Canada c’est assez lent, il y a beaucoup de bureaucratie. C’est sûr que ça ne se fait pas du jour au lendemain, mais deux semaines c’est beaucoup parce qu’on est au 13e jour de la guerre (...), mais je ne sais pas si au bout du compte quelqu’un va se rendre au Canada.»
Il admet aussi avoir éprouvé des problèmes avec le site web du gouvernement canadien.
«À 8h du matin j’ai eu deux familles dans ma résidence où j’habite maintenant pour remplir les papiers et dossiers en ligne et j’ai essayé de rentrer sur le site d’Immigration Canada pour créer leur compte et le site était en maintenance», rapporte-t-il.
D’autres missions d’ici son retour
Oleg Koleboshyn assure qu’il continue de prêter main-forte aux Ukrainiens pendant qu’il patiente en Roumanie.
«J’aide les Ukrainiens à remplir les dossiers, je paye les visas, je paye le logement pour les Ukrainiens qui viennent ici parce qu’il n’y a presque plus de logements», raconte-t-il.
Il doit aussi fournir 10 gilets pare-balles à son frère qui travaille pour le parlement ukrainien.