Pas de Boxing Day: encore des temps durs pour les commerçants

TVA Nouvelles

2020-12-26T15:27:25Z

La folie du Boxing Day qui s’empare habituellement des consommateurs québécois le 26 décembre n’aura pas lieu cette année. Les magasins qui ont le droit d’ouvrir leurs portes sont dans l’obligation de ne vendre que des produits essentiels, une mesure pour lutter contre la COVID-19.

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Cette journée d’achats qui marque normalement le début de la grande période de ventes après Noël, permet surtout aux commerçants d’écouler leurs marchandises afin de faire de la place pour les nouvelles collections et les nouveaux articles attendus en magasin en nouvelle année. 

Selon Marc Fortin, président du Conseil canadien du commerce de détail (CCCD), chaque année 23% des Québécois prévoient dépenser 28% de leur budget des Fêtes après Noël. 

«C’est une période très importante, parce que les nouvelles collections arrivent et on se prépare. C’est pour ça qu’il y a beaucoup de spéciaux pour faire bouger les inventaires, faire rentrer les liquidités pour pouvoir acheter toutes les nouvelles lignes pour la prochaine saison», explique-t-il en entrevue sur les ondes de LCN.

La fermeture des commerces non essentiels change énormément ce modèle d’affaires auquel les détaillants sont habitués depuis de nombreuses années. 

«[Cette fermeture], c’est assez pour leur faire mal à certains créneaux beaucoup plus fragilisés comme les marchés locaux, la mode, les souliers, la bijouterie. Ils ont beaucoup souffert et vont souffrir énormément au cours des deux prochaines semaines», prévoit M. Fortin. 

Le commerce en ligne prendra énormément de place, même si le ramassage en magasin n’est pas possible. Une situation que déplore le Conseil. 

«Ça aurait permis de donner une option aux consommateurs. Par exemple, si vous avez besoin d’une paire de bottes pour votre fille qui a déchiré ses bottes d’hiver, il faut commander en ligne et attendre parce que ce n’est pas essentiel. Ça aurait changé beaucoup la situation [d’avoir le ramassage en personne], mais ce n’est pas possible», exemplifie Marc Fortin.  

Les commerçants québécois qui perdent beaucoup d’argent en raison d’Amazon risquent de perdre aussi énormément de ventes en raison de la nouvelle fermeture des magasins.  

Tous les détaillants de la province ne sont pas en mesure d’offrir une plateforme web commerciale aussi rapide et efficace que le géant américain. 

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