Pont de Québec: Lehouillier ne veut pas de «faux-fuyants»


Dominique Lelièvre
Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, a invité jeudi le gouvernement fédéral à entériner le rachat du pont de Québec « sans faux-fuyants » et sans demandes « démesurées » envers l’État québécois.
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Maire de Lévis
« Ça fait deux campagnes électorales que ça dure. Il est temps qu’une position ferme soit prise. Est-ce que, oui ou non, on acquiert ? Et on veut que l’acquisition se fasse sans faux-fuyants », a exhorté M. Lehouillier en marge d’une annonce sur les parcs urbains de sa municipalité.
Sans se prononcer précisément sur la juste part que devrait payer l’État québécois, il estime que les 200 millions $ que celui-ci est prêt à investir dans la réfection du tablier sont en soi une contribution significative.
« Il ne faut pas non plus que l’on ait des demandes démesurées envers entre autres le gouvernement du Québec, parce que le gouvernement du Québec n’a pas pris l’engagement d’acheter le pont », a rappelé M. Lehouillier.
Labeaume optimiste
Commentant à son tour le dossier, le maire de Québec, Régis Labeaume, a préféré voir le verre à moitié plein.
« Il faut trouver le bon côté de la chose là-dedans. Tout d’abord, il y a le fait que le gouvernement fédéral a accepté de devenir propriétaire, ça, c’est une grosse affaire », a-t-il signalé.
Ensuite, on sait que le Canadien National est prêt à participer au montage financier. « C’est quand même deux gros principes qui ont été acceptés. [...] En bon français, je dirais qu’on est dans le dernier stretch », a dit le maire sortant.
Il ne s’attend toutefois pas à un dénouement avant le scrutin fédéral du 20 septembre.
« On présume que tout le monde sera capable de s’entendre. Moi, je pense que ça va marcher », a prédit M. Labeaume, en affichant une pleine confiance dans le négociateur Yvon Charest.
Le candidat à la mairie de Québec et chef de Québec forte et fière, Bruno Marchand, a aussi commenté le dossier, à la suite d’un point de presse.
« Les citoyens veulent des résultats, ils ne veulent pas savoir c’est de la faute à qui [...]. Ils veulent qu’on leur livre un pont de Québec qui est en bonne santé », a-t-il martelé.