Patrick Emmanuel Abellard : la décision qui a changé son destin!

Nathalie Slight

2025-12-04T05:00:00Z

Patrick Emmanuel Abellard est partout en ce moment: sur scène, dans les séries télé... et bientôt dans le très attendu Bye Bye 2025. Caméléon assumé, il passe avec aisance du théâtre dramatique à la comédie déjantée, prouvant qu’aucun rôle ne lui résiste.

• À lire aussi: Connaissez-vous l'actualité de vos vedettes de la semaine du 9 octobre 2025?

• À lire aussi: Mylène St-Sauveur révèle pourquoi elle a caché sa première grossesse

• À lire aussi: Attristée, Sara Dufour partage une mauvaise nouvelle

Patrick, as-tu toujours voulu devenir acteur?

Tout au long de mes études secondaires, j’ai joué au football au Collège Saint-Sacrement, à Terrebonne. Comme tous les jeunes sportifs, je voulais en faire une profession. À la fin de mon secondaire, j’ai dû choisir: étudier au Collège Vanier ou au Collège Dawson. J’ai choisi la deuxième option, même si l’établissement n’avait pas de programme de football.

Pourtant, tu désirais faire carrière dans ce sport!

Je sais, mais dans ma tête d’adolescent, j’étais persuadé que je pourrais entrer dans le conseil étudiant et convaincre la direction de Dawson d’implanter un programme de football dans l’école! (rires) Évidemment, ça ne s’est pas fait, alors j’ai décidé de me concentrer sur ma carrière de comédien.

Publicité

Donc, ce n’est pas à cause d’une blessure que tu t’es tourné vers le jeu d’acteur?

Pas du tout! J’étais inscrit dans le programme de théâtre au Collège Dawson. À l’école, j’ai toujours été le petit clown de la classe. Lors de mes études secondaires, j’allais souvent traîner dans l’énorme amphithéâtre du Collège Saint-Sacrement sur l’heure du midi, puisque j’avais plein d’amis dans la troupe de théâtre. À l’époque, je tripais sur l’acteur Eddie Murphy. Je montais sur scène et j’allais faire des petits bouts de stand-up. C’est comme ça que je me suis fait remarquer par la professeure de théâtre.

De quelle façon?

Je me suis fait offrir un petit rôle dans une pièce de théâtre. Je craignais de ne pas être bon, de ne pas être à la hauteur. J’en ai parlé à ma mère, puis elle m’a dit: «Tu devrais le faire!» C’était ma toute première expérience théâtrale et j’ai immédiatement eu la piqûre. Ça a complètement changé mon parcours. J’étudiais dans un collège privé, et mes parents s’imaginaient que j’allais me rendre à l’université, puisque je désirais devenir avocat à ce moment-là.

Comment tes parents ont-ils réagi à ton choix de carrière?

Je m’en souviens comme si c’était hier: je me suis assis sur la chaise dans la chambre de mes parents, puis j’ai annoncé: «Tu sais, maman, les cours de théâtre professionnels à Dawson ont l’air incroyables!» Je m’attendais à ce qu’elle soit sous le choc, mais ma mère m’a dit qu’à 17 ans, je pouvais me permettre de faire quelque chose qui me faisait vraiment triper, que ça ne m’empêchait pas de revenir à mes études en droit plus tard. C’est vraiment elle qui m’a convaincu de plonger. Sans l’appui indéfectible de ma maman, je ne serais peut-être pas acteur aujourd’hui.

Publicité

Après, les rôles se sont enchaînés pour toi. As-tu senti un déclic à un moment dans ta carrière?

Je dirais que ma participation à la pièce King Dave a été marquante. J’ai vraiment ressenti un «avant» et un «après» de la part du public et de l’industrie. Et ce n’est pas juste parce que j’étais seul sur scène pendant deux heures; ça m’a aussi permis de dévoiler une facette plus dramatique de moi. J’ai aussi participé à la traduction en anglais de cette production, une belle fierté pour moi.

Tu travailles autant en français qu’en anglais, puisque tu es parfaitement bilingue!

J’ai même décroché un rôle en anglais, doublé dans un français approximatif, dans la comédie Complètement lycée. Pour avoir grandi en écoutant des traductions de One Tree Hill et d’autres soaps pour adolescents américains, je comprenais totalement la vibe de cette bibitte télévisuelle!

Bruno Petrozza / TVA Publication
Bruno Petrozza / TVA Publication

On peut présentement te voir dans Québec-Montréal sur scène.

Ça m’a pris du temps à comprendre les motivations de Mike Gauvin: quelqu’un d’infidèle, ça ne correspond pas à mes valeurs. Mais à force d’y réfléchir, j’ai compris que Mike aime sa femme. Mais, comme beaucoup d’hommes bénéficiant d’un certain pouvoir et d’argent, il se croit tout permis. Aussi, ce n’est pas indiqué dans la pièce, mais j’aime croire qu’il a une entente avec sa femme, qu’ils forment un couple ouvert. En tout cas, c’est comme ça que je justifie ses actes dans ma tête.

Publicité

Patrick Seguin / TVA Publications
Patrick Seguin / TVA Publications

Patrick, tu es arrivé à la séance photo à moto aujourd’hui. Roules-tu depuis longtemps?

Auparavant, je possédais un vélo électrique, l’idéal pour me déplacer en ville. Mais l’an dernier, ils ont adopté une loi pour rendre ce genre de véhicule illégal. J’ai donc opté pour une moto. Comme j’aime rouler de façon sécuritaire, j’étais déjà équipé de gants, d’une veste et d’un casque avec visière. Je suis comédien, je joue avec mon visage, avec mon corps... Je fais donc attention lorsque je roule à moto; je ne voudrais pas compromettre un tournage.

Tu habites sur l’île de Montréal. Est-ce vraiment plus rapide de te déplacer à moto?

Oh que oui! J’habite dans l’ouest de la ville et je dois souvent me déplacer à différents endroits dans une même journée. Par exemple, quand j’avais à me rendre en voiture à deux studios de doublage différents, puis à une audition, je devais payer pour chacun des stationnements. Ça me coûtait une petite fortune. En plus, avec tous les travaux et les cônes orange, ça pouvait me prendre une heure en auto pour un trajet qui exige 15 minutes à moto!

Lorsque tu n’es pas sur les plateaux de tournage, il paraît que tu adores voyager!

Mon dernier voyage remonte à la Colombie. J’y suis allé un peu sur un coup de tête, pour aller rejoindre des amis à Medellín. C’était la même gang avec laquelle j’ai passé trois semaines au Nicaragua l’an dernier. J’aime sortir du pays durant la saison hivernale. Idéalement, j’aimerais partir un mois, mais je dois parfois revenir pour un tournage ou pour une séance de doublage. Deux semaines en début d’hiver suivi de deux semaines vers la fin, ça me convient aussi! (rires)

Publicité

Quel est ton plus beau voyage à vie?

La Thaïlande. J’y suis allé uniquement deux semaines; c’était beaucoup trop court. J’aimerais vraiment y retourner, car je suis resté sur ma faim. Mais ce ne sera pas pour tout de suite, puisque je devrais bientôt commencer les tournages du Bye Bye 2025.

Tu as eu 30 ans cette année. Comment as-tu vécu le passage dans cette nouvelle décennie?

Dans la jeune vingtaine, j’avais cette idée de ce à quoi ressemblerait ma trentaine. Je voulais avoir réalisé ceci, être rendu à cette étape-là. Finalement, certains trucs ne sont pas arrivés, mais en général, j’ai quand même surpassé de beaucoup mes attentes. Le Bye Bye en est un parfait exemple! Un gros projet comme celui-là, je ne pensais pas que ça allait arriver aussi tôt dans ma carrière, alors je le savoure pleinement.

Côté cœur, es-tu toujours avec ta copine, Aryane?

Oui, c’est justement elle qui a organisé mon 30e anniversaire. Mon amoureuse est adjointe de courtiers immobiliers en ce moment. Auparavant, elle travaillait dans un salon en tant que coiffeuse, mais les conditions de travail n’étaient pas idéales pour elle. Elle a décidé de se réorienter pour exercer un métier qui s’adaptait mieux à son mode de vie. Cela dit, elle conserve la coiffure dans sa vie, mais uniquement pour sa clientèle régulière.

En terminant, tu nous as dit que c’est ta maman qui t’a donné le goût de faire ce métier-là. Suit-elle ta carrière?

Mes parents ne sont pas les plus connectés côté télé, mais ils font des efforts pour voir ce que je fais. Ma mère, par contre, vient voir toutes mes pièces de théâtre... à une exception près: quand c’est un sujet plus intime, je n’ai pas nécessairement envie que ma maman soit dans la salle! (rires)

À voir aussi: 

Publicité

Sur le même sujet