Élections fédérales: peu de place pour les enjeux autochtones

Carl Marchand
Les histoires d’horreur liées aux pensionnats autochtones ont fait couler beaucoup d’encre avant la période électorale. N’empêche, les enjeux liés aux Premières Nations trouvent peu de place dans la campagne, déplore Constant Awashish, Grand Chef du Conseil de la Nation atikamekw.
«Je n’ai pas entendu le Parti libéral parler, je n’ai pas entendu le Parti conservateur répondre. Je pense que la question autochtone dans ces élections-là a une place de second niveau», a déploré vendredi, au micro de Philippe-Vincent Foisy, sur QUB radio, celui qui représente les communautés autochtones de Manawan, Opitciwan et Wemotaci.
En 2015, Justin Trudeau parlait de l’importance des relations avec les Premières nations. Six ans plus tard, Constant Awashish estime qu’il reste beaucoup de travail pour réparer les dommages faits par des politiques en place depuis plus de 100 ans.
«Dans les 10 dernières années, on voit quand même une nette amélioration dans la population en général sur la connaissance des Premières Nations», a tempéré M. Awashish.