Place aux femmes chez le CH

Photo portrait de Marc de Foy

Marc de Foy

2022-01-04T10:00:00Z

Nous voilà en 2022. Le Canadien sait qu’il doit ouvrir la porte à la diversité et à l’inclusion au sein de ses opérations hockey. Geoff Molson en a fait mention lorsqu’il a annoncé la nomination de Jeff Gorton à titre de vice-président de ce secteur. 

Le mouvement est commencé ailleurs dans la Ligue nationale. Hayley Wickenheiser et Danielle Goyette sont responsables du développement des joueurs chez les Maple Leafs de Toronto.

Cammi Granato est recruteuse pour le Kraken de Seattle. À Chicago, Meghan Hunter occupe les fonctions de directrice administratrice des opérations hockey et de directrice du recrutement amateur.

Il y en a plusieurs autres.

Au baseball, les Marlins de Miami ont fait de Kim Ng la première directrice générale d’une organisation professionnelle majeure, tous sports confondus.

Autres fonctions que DG

Chez nous, depuis le congédiement de Marc Bergevin, les médias mentionnent les noms de Danièle Sauvageau et d’Émilie Castonguay parmi les candidats au poste de DG.

Leurs noms figurent-ils sur la liste des personnes que le comité mis sur pied par Geoff Molson interviewera à partir de demain ?

Nul ne le sait vraiment, mais c’est peut-être le cas.

Ont-elles des chances d’obtenir le poste ?

Ce serait toute une surprise, mais je ne crois pas que le Canadien soit rendu là. Par contre, elles pourraient bien se voir offrir d’autres fonctions dans l’organigramme hockey. Elles et/ou d’autres femmes peut-être.

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Danièle Sauvageau n’a plus besoin de présentation. Elle a fait ses classes tant des côtés féminin que masculin.

Pour ceux qui l’ignoreraient, elle a été entraîneuse adjointe avec le Rocket de Montréal et elle est encore très active au sein de la Ligue de hockey junior majeur du Québec et de la Ligue junior canadienne.

Elle connaît son sport. Elle pourrait occuper un haut poste dans les domaines du recrutement et du développement.

L’exemple de Catherine Raîche

Quant à Émilie Castonguay, elle fait carrière comme agente de joueur. Alexis Lafrenière est son principal client. À 38 ans, il lui reste beaucoup de temps pour diversifier ses connaissances.

Kim Ng a trimé dur pendant 30 ans avant d’accéder, à 53 ans, au poste de DG des Marlins. Elle aurait peut-être attendu une dizaine d’années de moins si elle était née à la fin des années 1970.

Catherine Raîche a touché à tout avec les Alouettes, les Argonauts de Toronto et à ses débuts avec les Eagles de Philadelphie de la grosse Ligue nationale de football.

Depuis mai dernier, la Montréalaise de 32 ans est vice-présidente des opérations football des Eagles et elle aspire à devenir la première directrice générale d’une équipe de la NFL.

Je parie sur elle !

Pas le droit à l’erreur

En ce qui concerne le choix du prochain directeur général du Tricolore, le quatuor de sélection composé de Geoff Molson, Jeff Gorton, Bob Gainey et Michael Andlauer, un actionnaire minoritaire du Canadien proche de Molson, a tout son temps.

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La saison est foutue et le temps est venu pour l’organisation de procéder à une refonte en profondeur de son type de gestion en matière de hockey. 

Le choix d’un directeur général revêt une grande importance. C’est à cette personne que revient le mandat de relancer sur des bases solides l’organisation qui lui confie sa confiance.

Cela étant, le processus de sélection de celui ou de celle qui héritera de la succession de Marc Bergevin se veut crucial. 

Le CH ne peut se tromper, car ce sera au candidat ou à la candidate retenue de le sortir du bourbier dans lequel il est plongé depuis plus de 25 ans.

On a beau dire que le système ne permet plus les dynasties de nos jours dans le sport professionnel, il est inconcevable que le Canadien ne figure pas parmi les équipes les plus compétitives de la Ligue nationale de hockey.

Cette situation dure depuis trop longtemps. La fidèle clientèle du Tricolore ne mérite pas ça. Les abonnés de saison, autant que les amateurs en général, ont droit à mieux.

À beaucoup mieux.

Préparer les DG de l’avenir

On ne le dira jamais assez. L’organisation du Canadien a un devoir envers les jeunes joueurs du Québec, mais aussi envers les entraîneurs et les gestionnaires. Pour ces derniers, le Tricolore est la porte d’entrée de la Ligue nationale.

Alain Vigneault, Michel Therrien, Claude Julien et Julien BriseBois n’auraient peut-être jamais eu la chance de travailler dans la grosse ligue si le Canadien ne leur avait pas donné la chance d’y faire leurs premiers pas.

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Aussi, l’organisation devrait profiter du contexte dans lequel elle se trouve pour préparer la relève de ses directeurs généraux à venir.

BriseBois et Drury

Lorsqu’il était directeur général du Canadien, Bob Gainey avait confié la gestion des Bulldogs de Hamilton à BriseBois, tout en le gardant à ses services comme adjoint.

On connaît la suite.

Les Rangers ont fait de même avec Chris Drury, leur actuel président des opérations hockey et directeur général. 

L’ancien joueur de l’Avalanche était directeur général du club-école de l’organisation à Hartford et directeur général associé sous Jeff Gorton, à qui il a succédé.

Philippe Boucher est là aussi

C’est ce qu’on pourrait faire avec le prochain adjoint au directeur général du Canadien en supposant qu’il y en ait un.

Vous connaissez la liste des candidats des médias pour le poste de DG à Montréal et vous avez la vôtre.

Or, il y en a un auquel personne ne semble penser et qui possède un potentiel intéressant.

Il s’agit de Philippe Boucher, directeur général des Voltigeurs de Drummondville, qui a œuvré aussi pour les organisations de l’Océanic de Rimouski et des Remparts de Québec.

Il a une bonne tête, ce Philippe.

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