Plus de 100 millions d'Américains au moins partiellement immunisés contre la COVID-19

LaPresse/WENN

AFP

2021-04-02T17:53:19Z
2021-04-02T18:55:12Z

Plus de 100 millions de personnes ont reçu au moins une injection de vaccin contre la COVID-19 aux États-Unis, et celles déjà complètement vaccinées peuvent de nouveau voyager sans risque, ont estimé vendredi les autorités sanitaires américaines, nouveau signe d’un progressif regain d’activité aux États-Unis, où les emplois ont fleuri en mars. 

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Sur ces 100 millions de personnes, près de 58 millions – environ un adulte sur cinq – sont complètement vaccinées, c’est-à-dire qu'elles ont reçu la ou les deux injections nécessaires, en fonction du vaccin utilisé.

Elles devront toutefois continuer à prendre des précautions lors de leurs voyages, en portant un masque et en respectant la distanciation physique, ont souligné les Centres de lutte et de prévention contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique américaine, dans l’actualisation de leurs recommandations.

Pour les voyages au sein des États-Unis, aucune quarantaine ni aucun test de dépistage pour la COVID-19 ne sont nécessaires pour les personnes entièrement vaccinées, ont déclaré les CDC.

En revanche, pour les voyages internationaux, elles devront toujours produire un test négatif avant d’embarquer dans leur avion pour revenir aux États-Unis, et il reste recommandé qu’elles se fassent de nouveau tester trois à cinq jours après leur retour.

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À la faveur des vacances de printemps, les voyages ont d’ores et déjà fortement repris aux États-Unis. Plus de 1,5 million de passagers quotidiens ont plusieurs fois été de nouveau enregistrés dans les aéroports américains ces deux dernières semaines, un niveau qui n’avait plus été atteint depuis plus d’un an. 

Grâce à cette campagne de vaccination menée tambour battant et à l’assouplissement des restrictions dans de nombreux États, la reprise s’installe peu à peu: 916 000 emplois ont été créés en mars, notamment dans les secteurs des loisirs, de l’hôtellerie et de la restauration, ceux-là mêmes qui avaient été terrassés il y a un an par la pandémie. 

Le président américain a salué un souffle «d’espoir», tout en appelant à ne pas «baisser la garde» face à la COVID-19. 

Car les États-Unis sont engagés dans une course contre la montre pour immuniser le plus rapidement possible leur population, alors que le nombre de cas quotidiens commence à remonter (62 000 nouvelles contaminations en moyenne chaque jour). 

Sur la semaine passée, en moyenne 2,9 millions d’injections de l’un des trois vaccins autorisés dans le pays ont été réalisées chaque jour. «C’est un rythme sans précédent», a souligné Jeff Zients, le coordinateur de la lutte contre la COVID-19 pour la Maison-Blanche. «Aucun autre pays ne vaccine autant de gens aussi vite». 

Le président Joe Biden a promis que 90% des adultes seraient admissibles au vaccin d’ici le 19 avril, et annoncé l’objectif de 200 millions d’injections au centième jour de son entrée en fonction.

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Week-end pascal sous pression

En Europe, confrontée à un regain de la pandémie de coronavirus, le week-end pascal démarre au contraire sous pression, avec une vaccination toujours à la traîne.

Jeudi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait pourfendu la lenteur de la vaccination sur le continent, un retard qu’elle a qualifié d’«inacceptable».

«La situation régionale est la plus inquiétante que nous ayons observée depuis plusieurs mois», avait déploré dans un communiqué Hans Kluge, le directeur pour l’Europe de l’Organisation mondiale de la santé.

Dans cette zone, qui inclut une cinquantaine de pays, dont la Russie et des États d’Asie centrale, le nombre des nouveaux décès causés par la COVID-19 a dépassé les 24 000 la semaine passée et se rapproche «rapidement» du million, selon l’OMS.

En moyenne, d’après la base de données de l’AFP, 0,31% de la population de la zone Europe/Russie et pays d’Asie centrale reçoit une dose chaque jour. Si ce rythme est près de deux fois plus élevé que celui du reste du monde (0,18%), il est nettement moins élevé que celui de la zone États-Unis/Canada (0,82%), championne dans ce domaine.

En France, on craint une grande pagaille dans les gares, à l’heure des grands départs pour le week-end de Pâques, avant leur interdiction pendant un mois, l’objectif d’une réouverture progressive de certains lieux dès la mi-mai restant incertain.

Face à la troisième vague, le reste de l’Europe multiplie les mesures pour tenter de limiter la propagation du virus, en particulier concernant les voyages.

L’Allemagne, où le président Frank-Walter Steinmeier vient de recevoir sa première dose du vaccin d’AstraZeneca, va renforcer pour les «huit à 14 prochains jours» les contrôles autour de ses frontières terrestres.

La Finlande, qui comptait confiner une partie de sa population a dû toutefois revoir sa copie après des réserves sur la légalité du projet.

À contre-courant, la Bulgarie a décidé d’assouplir les restrictions à trois jours des législatives, malgré une mortalité au plus haut.

La COVID-19 a fait plus de 2,8 millions de morts dans le monde, selon un bilan établi par l’AFP, notamment aux États-Unis et au Brésil, qui vient de connaître son mois le plus meurtrier.

L’ATP 500 de Rio, principal tournoi de tennis d’Amérique du Sud, y a été annulé en raison de l’aggravation de la pandémie dans le pays.

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