Plus de 107 livres (48 kg) de récoltes pour la famille Beales


Alex Proteau
L’intérêt pour le jardinage a connu une hausse depuis le début de la pandémie alors que plusieurs autres activités de loisirs ont été annulées. La famille Beales, que le 24 Heures a suivi pendant la saison estivale, a réussi à récolter pas moins de 107 livres (48 kg) de fruits et légumes au jardin communautaire de Verdun.
«Ce n’était pas si difficile que ça!», résume John, le père de la famille qui pratique cette activité depuis quelques années déjà. Ce dernier explique qu’il a désherbé «au bon moment» et n’a heureusement pas vu ses récoltes envahies de bestioles.

M. Beales estime avoir passé 10h par semaine au jardin dans les premiers mois. À présent, sa famille s'y rend minimalement une fois tous les sept jours.
Les heures passées là-bas leur ont permis d’effectuer des récoltes dignes de ce nom. La famille a pu concocter des pizzas maison, faire plusieurs sortes de confitures, des soupes et des conserves de cornichons.
Quant aux économies sur l'épicerie générées par leurs récoltes, les Beales les estiment entre 5 et 30$ par semaine.
Engouement passager?
Les Beales ont entre autres réussi à récolter...
Fraises
5,9 livres (2,6 kg)
Rhubarbe
4,3 livres (1,9 kg)
Tomates cerises
13,4 livres (6 kg)
Concombres
12,1 livres (5,4 kg)
Courgettes
10,1 livres (4,5 kg)
Melon de Montréal
2,5 livres (1,1 kg)
Framboises
1,4 livre (0,6 kg)
En mai dernier, M. Beales, qui est aussi président de la Société d’horticulture Les Pouces Verts (Verdun), notait un engouement particulier pour le jardinage dans la population. Cinq mois plus tard, il a constaté une diminution de la fréquentation des passages de plusieurs jardiniers, alors que d’autres semblent avoir passé beaucoup de leur temps dans la terre.

Il est encore trop tôt, selon lui, pour savoir si la passion du jardinage aura été éphémère l’instant d’un été ou si elle aura été propulsée pour de bon par le confinement. «C’est difficile à dire. Il y a toujours des personnes qui ont le gout de jardiner, essayent, mais se rendre compte que ce n’est pas pour eux. C’est mieux d’essayer», croit celui qui utilise le jardinage comme «méditation» depuis neuf ans.
«C’est une chance d’être dehors en train de faire quelque chose de [concret]. Dans mon métier, tout ce que je fais, c’est sur mon ordi. Ce n’est pas vrai», avait indiqué en mai dernier celui qui oeuvre comme webmestre.
La saison au jardin communautaire de Verdun s’étendra jusqu’à la mi-novembre si la température demeure clémente et chaude.