Le Canada envoie des armes et missiles
La ministre Mélanie Joly se rendra à la frontière Pologne-Ukraine pour voir si la livraison a été bien effectuée

Raphaël Pirro
OTTAWA | Le Canada enverra 100 armes antichars et 2000 missiles à destination de l’Ukraine cette semaine, en plus de fournir un soutien en matière de transport aérien pour acheminer des fournitures et de l’aide aux efforts de l’OTAN sur le terrain.
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« Il est de plus en plus clair que le président Poutine a fait une grave erreur de calcul », a lancé Justin Trudeau lors de son annonce à Ottawa, lundi.
Le Canada a déjà envoyé l’équivalent de 8 millions $ en armes létales et n’exclut pas d’en envoyer davantage, même si le Kremlin menace de représailles les pays qui fournissent l’Ukraine en armes.
Ottawa a annoncé dimanche l’envoi d’équipement de protection supplémentaire d’une valeur de 25 millions $.
Les armes et les munitions envoyées sont puisées dans l’arsenal des Forces armées canadiennes (FAC), a confirmé la ministre de la Défense, Anita Anand.
La présence de troupes canadiennes en Europe pourrait également augmenter.
Mélanie Joly, ministre des Affaires étrangères, doit se rendre en Pologne aujourd’hui afin de rencontrer ses homologues sur place et se rendra plus tard à la frontière ukrainienne afin de « voir de mes propres yeux ce qui se passe et comment nous pouvons nous assurer qu’en fin de compte, la livraison [des armes] est bien réalisée ».
Un cessez-le-feu réclamé
En matinée, Mme Joly a livré un discours au siège des Nations Unies, à Genève, en Suisse, lors duquel elle a demandé un cessez-le-feu. Celle-ci a fait peu de cas des pourparlers entre l’Ukraine et la Russie.
« Je suis très inquiète qu’il n’y ait pas d’égalité dans le contexte de ces négociations parce qu’il n’y a pas de cessez-le-feu et aucune désescalade de la part de la Russie », a-t-elle déclaré, soulignant qu’il y avait « une inadéquation entre les mots du régime russe et leurs actions dans les dernières semaines ».
D’autres sanctions devraient être annoncées par le Canada au cours des prochains jours. « Notre objectif est d’exercer une pression maximale sur la Russie et de l’isoler », a déclaré Mélanie Joly.
Le pétrole brut russe interdit
Le Canada a également interdit l’importation de pétrole brut en provenance de Russie, une mesure qui, prise isolément, pourrait ne pas avoir d’impact significatif sur l’économie russe, puisque le Canada n’importe plus de pétrole brut de Russie depuis 2019.
Cette année-là, le pétrole brut importé de Russie représentait 3 % du pétrole brut importé au pays, selon les chiffres de la Régie de l’énergie du Canada.