Pour ses 50 ans, Philippe Laprise se lance un défi avec un cadeau qui va le brasser

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Marjolaine Simard

2025-11-27T11:00:00Z

Philippe Laprise s’apprête à souffler ses 50 bougies et à célébrer ses 25 ans de carrière avec son tout nouveau one man show, Philippe Laprise – Au sommet. Un double anniversaire qu’il s’offre comme un cadeau bien mérité! L’heure des bilans approche, mais pas question pour lui de ralentir. Entre les rénovations de son chalet (bientôt à la télé!), son équipe de baseball et sa fondation Complètement TDAH, l’humoriste rêve d’aventures et de défis hors de sa zone de confort. Rencontre avec un gars passionné, fonceur et plus inspirant que jamais.

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Tu t’apprêtes à souligner plusieurs anniversaires importants...

En 2026, je vais célébrer mes 50 ans et lancer mon cinquième one man show pour mes 25 ans de carrière. Je tenais à ce que tout ça tombe la même année. Si j’avais repoussé le spectacle à 2027, ça aurait perdu son sens. Je voulais marquer le coup, fêter tout ça avec le bon timing. 

Dominic Gouin / TVA Publications
Dominic Gouin / TVA Publications

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Tu comptes fêter tes 50 ans en grand?

Pas de party surprise, j’ai été clair là-dessus! (rires) Mon cadeau, ce sera un voyage de moto dans les Alpes à l’été 2026, en groupe. Je dis souvent que je suis tout le temps dans le public. Alors quand je suis avec mes proches, j’ai besoin de mon cocon, de mon petit nid. La cinquantaine, je la sens arriver plus fort que la quarantaine. Il y a une prise de conscience, car j’ai plus de la moitié de ma vie derrière moi. Je ne sais pas encore comment je vais le vivre, mais je réalise à quel point c’est un privilège de faire ce que j’aime. Faut que j’en prenne soin. Les gens qui ont eu 50 ans me disent tous la même chose: «On s'en fout!» Tu fais le ménage autour de toi, tu gardes ce qui te fait du bien. Donc, pour ma fête, pas de party, je vais rouler à moto dans les Alpes françaises, suisses et italiennes et parcourir 2500 kilomètres. J’ai un peu peur — j’ai le vertige! — et les routes sont très sinueuses, mais j’ai tellement hâte! Je fais ça avec deux amis. J’ai envoyé un courriel à tout mon monde: «C’est ça, mon party de 50 ans. Si vous avez envie de venir, embarquez!»

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Parle-nous de ton cinquième one man show, que tu es en train de créer...

Mon nouveau spectacle s’appelle Philippe Laprise – Au sommet. Évidemment, c’est un titre ironique! (rires) Quand tu vois l’affiche et la vidéo, tu comprends vite que le gars pense qu’il est au top... et il tombe d’une montagne! J’aimais cette idée, parce que quand tu crois avoir atteint un sommet, tu peux toujours redescendre. En même temps, ce titre représente bien mon parcours. Ce que j’ai gravi, d’où je viens, tout ce que j’ai accompli... personne ne s’y attendait vraiment. Le show commence là-dessus, sur ce sentiment d’avoir déjoué les pronostics.

Tu dis que plusieurs ne croyaient pas en toi à l’époque...

Oui, j’avais un TDAH et j’étais un p’tit gars avec des troubles de comportement, le genre d’enfant dont les profs disaient: «Lui, il va mal finir!» Honnêtement, personne n’aurait mis 20 piastres sur moi. Aujourd’hui, ces gens-là doivent se dire: «On ne l’avait pas vu venir, celui-là!» Je raconte tout ça dans le spectacle, à travers une anecdote que j’ai vécue avec ma famille. J’y parle d’un moment où j’ai réalisé que même eux, à l’époque, s’inquiétaient pour moi. Mes deux frères et ma sœur sont des universitaires, mes parents aussi. Alors imagine le mouton noir du Lac-Saint-Jean qui débarque avec son rêve de faire carrière en humour! (rires) Heureusement, mes parents ont toujours été bienveillants, toujours présents et plein d’amour.

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Dominic Gouin / TVA Publications
Dominic Gouin / TVA Publications

Tu es aussi père de trois enfants. Quel genre de père es-tu?

Mes enfants diraient que je suis sévère... et anxieux! J’ai peur de ce que la vie leur réserve, alors je deviens très protecteur. C’est ça, faire de l’anxiété: être trop souvent en avance sur les problèmes qui n’existent pas encore. Mais je pense aussi être un père cool, relax. Mon fils roule en scooter, il s’amuse, et moi je le laisse vivre. Avant d’en arriver là, j’ai dû apprendre à me comprendre. J’ai consulté un psychologue et honnêtement, je pense que tout le monde devrait en voir un.

CAPTURE D'ÉCRAN / AGENCE QMI
CAPTURE D'ÉCRAN / AGENCE QMI

Est-ce que ta participation à Sortez-moi d’ici! t’a transformé?

Complètement! Quand je me suis embarqué là-dedans, je voulais me casser et repartir à neuf. J’avais besoin de me redécouvrir. Mes aventures n’en étaient plus vraiment, parce que je me retrouvais dans des hôtels de luxe au lieu de sortir de ma zone de confort! Cette expérience m’a redonné le goût du risque, de l’imprévu. Depuis, j’ai envie de vivre des trucs plus fous, de voyager autrement, comme mon voyage de moto. Et ça se reflète dans mon cinquième show. Je prends des risques que je n’aurais jamais osé avant.

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Photo fournie par TVA
Photo fournie par TVA

Il paraît que tu t’es acheté un nouveau chalet...

Oui! J’ai acheté un chalet à Notre-Dame-des-Bois, dans les Cantons-de-l’Est, en mai dernier, et sa rénovation est devenue... un projet télé! L’émission sortira au printemps sur CASA. Les gens vont découvrir un Philippe qu’ils n’ont jamais vu. Plus business, plus intense, parfois un peu fâché après tout le monde! (rires)

Va-t-on te découvrir un fort caractère?

Disons que je suis un bon négociateur! (rires) Je peux être dur, surtout quand il s’agit de construction. Mais j’aime ça! En plus, je suis propriétaire d’une équipe de baseball, le Big Bill de Coaticook, dans la Ligue de baseball majeur du Québec. L’émission s’appelle Coach Phil et son chalet, parce qu’elle montre ces deux côtés de ma vie: la rénovation et le baseball. On me voit gérer, négocier, m’impliquer... bref, le gars d’affaires qu’on ne voit pas sur scène.

Tu as toujours été passionné de baseball?

Pas du tout! Quand j’étais petit, j’aimais les Expos. Et puis, un jour, je suis retourné dans un stade et j’ai réalisé à quel point j’aimais ce sport. Le baseball, c’est humain, c’est festif, c’est du monde qui rit, qui jase, qui vit. À Coaticook, l’équipe existe depuis 40 ans! Il y a une vraie histoire derrière. Et moi, ça, j’adore. Le terrain, les joueurs, l’ambiance... C’est à l’image de ce que j’aime faire: rassembler le monde et avoir du fun.

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Tu as tourné un film qui t’a emmené de l’autre côté de l’océan...

L’an dernier, j’ai tourné Philippe Laprise au Portugal, un film documentaire humoristique produit par Les Aventuriers voyageurs. Il est sorti en salle le 5 novembre dernier. On a passé deux semaines à explorer le sud du Portugal en équipe réduite, avec humour, en improvisant, en faisant des niaiseries! (rires) Avant Sortez-moi d’ici!, je n’aurais jamais osé partir sur la route avec des inconnus.

Et tu animes aussi Fallait être là!...

Oui, c’est un projet que j’aime profondément! C’est un show d’impro sur scène avec quatre invités qui viennent improviser, chanter, performer, pendant que je joue le maître de cérémonie. Tout est axé sur le plaisir et le gag. On se promène partout au Québec, souvent en parallèle de ma tournée Au sommet. Par exemple, je serai au Saguenay le 21 juin 2026 avec mon show solo, puis le lendemain à la Place Arvida avec Fallait être là!. Puis, le 11 janvier 2026, on présentera trois spectacles-bénéfices pour ma fondation Complètement TDAH au Théâtre St-Denis. Chaque représentation sera unique, avec plein de surprises. Ce sera une journée complètement folle...

À quoi sert concrètement l’argent de ta fondation?

Notre fondation Complètement TDAH finance une plateforme de formations gratuites pour mieux comprendre le TDAH. On soutient aussi des organismes du Québec. On a lancé récemment une levée de fonds pour le TDAH au féminin, un enjeu trop souvent oublié. Les femmes vivent des montagnes russes hormonales à la puberté, à la maternité, à la ménopause et ça amplifie énormément leurs symptômes. Les chiffres sont alarmants. Une femme sur quatre ayant un TDAH fait une tentative de suicide, contre une sur 36 dans la population générale. Chez les hommes, c’est un sur sept. Il faut qu’on en parle, qu’on accompagne, qu’on arrête de minimiser. Si ma voix peut servir à ça, alors tout le reste prend son sens.

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